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Un enfant a besoin d’une mère : là-dessus, tout le monde s’entend. Mais d’un père? Un enfant a-t-il besoin d’un père? La réponse est simple : oui! Un enfant a autant besoin de son père que de sa mère : pour l’affection, la tendresse, le modèle à suivre, l’affirmation de son identité… Regardez simplement votre enfant ; vous le verrez bien dans ses yeux.

Et les «grands spécialistes» qui ont scruté la question sous tous les angles sont d’accord eux aussi. Pour eux, la présence du père joue un rôle primordial dès le premier âge. Les enfants s’identifient fortement aux adultes qui vivent avec eux : la présence du père est aussi capitale que celle de la mère.

«Mon père m’explique plein de choses. J’ai l’impression qu’il me raconte ça juste à moi.» Julie, 11 ans

La psychologie moderne soutiendrait cette affirmation : une relation chaleureuse et affectueuse avec le père, dès le bas âge, aiderait le petit garçon à développer une identité forte et équilibrée. Même chose du côté des filles. Celles qui recevraient un bon soutien affectif de leur père durant leur enfance et leur adolescence auraient davantage confiance en elles-mêmes plus tard. Elles seraient aussi moins susceptibles, semble-t-il, d’accepter passivement les gestes de domination dans leurs relations futures avec leur partenaire.

Il appert également, selon certaines recherches, que les enfants qui auraient reçu beaucoup d’attention de leur père prendraient plus d’initiatives personnelles et qu’ils aborderaient leurs études avec plus de confiance. Ce n’est pas rien!

Mais voilà : vous avez peur de partir perdant! Dans le champ des émotions, par exemple, vous avez l’impression d’être bien maladroit. Et pour ce qui est de vos compétences dans les soins aux bébés, alors là, vous avez le sentiment d’être très gauche et de ne pas savoir que faire.

D’abord, rangez vite certains préjugés au fond du placard. Par exemple, contrairement à ce que plusieurs croient, la compétence dans les soins aux enfants n’est pas «génétiquement» départagée entre les hommes et les femmes. Au contraire, c’est plutôt une question d’attitudes, d’empathie, d’intérêts. S’il est un domaine où l’on apprend par la pratique, c’est bien celui-là!

«Moi, j’apprendrai à mon fils à devenir un homme. J’aimerai mon enfant plus que tout au monde.»
Jean-François, 16 ans

Oublions aussi cette idée que les liens entre le père et l’enfant doivent absolument passer par la mère. Nous n’en sommes plus là aujourd’hui. Le père représente pour l’enfant une référence affective tout aussi fondamentale que la mère.

Maintenant que vous vous êtes un peu débarrassé de quelques vieux mythes, vous pouvez réveiller le père en vous. N’ayez crainte ; vous avez tout ce qu’il faut! Allez, entrez dans le monde des petits. Juste pour voir… Mais une question vous brûle toujours les lèvres : vous avez peur de perdre votre masculinité.

Bref, cette question vous hante : un homme qui se met à s’occuper d’un bébé ou d’un enfant reste-t-il un homme…quand même?

Être père, c’est d’abord être un homme, agir en homme. On n’a pas toujours, il est vrai, les mots qu’il faut pour parler de la fonction de père. Par exemple, on ne dit pas couramment qu’il «paterne» de la même façon qu’on dit très couramment que la mère «materne». Une chose est sûre cependant : quand un homme pouponne, il le fait à sa façon, au masculin. Et c’est parfait comme ça. C’est ça qu’il faut bien comprendre.

Bien. Mais encore… Aux yeux d’un enfant, l’amour d’un père a-t-il la même valeur que celui de la mère? vous demandez-vous. Absolument. Les pères sont aussi des êtres sensibles. Ils peuvent établir des relations avec les enfants aussi «naturellement» que les mères. Il n’en tient qu’à eux d’exploiter cette richesse!

Alors, allez-y, il faut oser! Posez les gestes! Répétez-les au jour le jour, soyez attentif, écoutez, ouvrez toutes grandes les portes de l’univers des petits. Il y a là des trésors qui n’attendent que vous!

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Définition

Tout le monde a déjà eu des trous de mémoire de temps à autre : oubli d’un rendez-vous, d’un prénom, de ses clés... Ces oublis sans conséquences surviennent souvent lorsque la personne est préoccupée et augmentent avec l’âge. Certains s’en inquiètent, pourtant, il faut savoir que la mémoire se travaille, le cerveau ne s’use que si l’on ne s’en sert pas.

Avant toute chose, voici un petit cours sur la mémoire. Tout d’abord, sachez qu’il n’y a pas une mémoire mais des mémoires et il faut bien les distinguer :

  • la mémoire à court terme : elle permet d’enregistrer des informations limitées pendant un laps de temps lui aussi limité, à savoir moins d’une minute. Le stockage des informations est donc temporaire, souvent ces informations sont juste utilisées pour l’élaboration d’une tache
  • la mémoire à long terme : là se sont les souvenirs plus anciens qui sont stockés (ceux de votre enfance par exemple). Au sein de cette dernière, distinguons la mémoire implicite, liée à l’apprentissage (celle qui vous permet de tenir sur votre vélo ou de conduire votre voiture sans faire appel à des mécanismes conscients) et la mémoire explicite, qui conserve les souvenirs proprement dits. Les souvenirs relevant des connaissances générales (la terre est ronde) font partie de la mémoire sémantique, ceux de notre expérience personnelle font partie de la mémoire épisodique.

Ces informations sont stockées et circulent grâce aux réseaux de neurones présents à travers tout le cerveau. Aussi, lorsqu’une information est perçue, elle est conduite sous forme d’influx nerveux jusqu’à l’hippocampe qui décidera ou non de stocker l’information dans la mémoire à court terme ou à long terme en fonction de son importance pour vous.

Aussi, il est vrai qu’à partir d’un certain âge, le cerveau perd de sa capacité d’emmagasiner les nouvelles informations. Souvent, c’est la mémoire interne qui est déficiente et non la mémoire à long (voilà pourquoi votre grand-mère vous racontais toujours dans le détail ses souvenirs d’enfance, mais ne se souvenait pas qu’elle vous les avait déjà raconté des dizaines de fois).

Cependant, certains troubles de la mémoire sérieux peuvent être provoqués par divers facteurs tels que la prise de médicaments (notamment somnifères, antidépresseurs), la dépression, le stress, le surmenage, les variations hormonales, les déficits en vitamines, mais également certaines maladies comme l’artériosclérose.

Encore une fois, les petits tracas de mémoire sont souvent dus au fait que le cerveau n’est assez souvent sollicité... Faites donc travailler vos méninges.

 

troubles de la mémoire

Facteurs et personnes à risque

Comme je viens de le préciser, certains facteurs peuvent être à l’origine des troubles de la mémoire comme :

  •  dépression nerveuse et l’angoisse qui perturbent le fonctionnement général quotidien. De plus, il est plus difficile de retenir les informations lorsqu’il y a perte d’attention ou de motivation
  •  déficit en vitamines, oligo-éléments...
  •  prise de certains médicaments.

Egalement, certaines maladies peuvent être à l’origine des troubles de la mémoire :

  •  lésions cérébrales dues à des accidents vasculaires cérébraux ou des tumeurs au cerveau qui peuvent endommager les neurones
  •  hypothyroïdie : le fonctionnement insuffisant de la glande thyroïde peut ralentir les fonctions intellectuelles
  •  maladie d’Alzheimer : maladie dégénérative
  •  artériosclérose cérébrale : maladie dégénérative due à de petites hémorragies (saignements) ou thromboses (caillots) qui endommagent le cerveau.

Préventions

Avant toute chose, il est important, comme toujours, d’adopter une alimentation saine et équilibrée (notamment riche en céréales complètes, légumes et fruits frais) et ne vous privez pas de chocolat noir qui est un stimulant complémentaire utile lors d’efforts intellectuels. A consommer avec modération bien sûr.

Privilégiez les sucres lents (pain, pâtes, riz, légumineuse) qui auront une action plus étalée dans le temps et plus puissante que le coup de fouet temporaire du café. En effet, la caféine contient des tanins qui diminuent le taux de fer dans le sang. Or, le fer est indispensable pour un bon fonctionnement de la mémoire. L’excès commence à partir de 4 tasses par jour.

Evitez les excès d’alcool : consommé abusivement et régulièrement, il entraîne une carence en vitamine B1 et altère la mémoire.

Apprenez également à gérer votre stress (voir la rubrique Stress).

N’oubliez pas l’exercice physique. Certaines recherches indiquent que l’activité physique peut aussi stimuler la mémoire. L’activité régulière améliorerait la circulation sanguine et favoriserait ainsi une meilleure oxygénation des cellules du cerveau.

Enfin, dormez suffisamment : c’est lors du sommeil, et notamment des phases de sommeil paradoxal, que les neurones organisent les informations reçues dans la journée. IL est donc important de dormir un minimum, en fonction de son propre rythme.

Faites travailler vos méninges

La mémoire se travaille, le cerveau ne s’use que si l’on ne s’en sert pas... Alors, profitez de chaque instant pour faire travailler votre mémoire. Ce conseil doit être pris avec encore plus d’attention à l’arrivée de la retraite. En effet, c’est à cette période que les troubles de la mémoire sont les plus présents en raison de l’arrêt de la stimulation des fonctions cérébrales par le travail.

Pour cela, voici quelques petits conseils :

  •  pour mieux retenir des informations, n’hésitez pas à avoir recours aux associations d’idées, associations d’images, jeux de mots, codages personnels : ces petits trucs donnent du sens à l’information, et le processus de mémorisation se fait plus facilement
  •  jouez : seul ou à plusieurs, certains jeux ludiques aident à « muscler » sa mémoire (tarot, belote, bridge, puzzles, scrabble, échecs, solitaire...)
  •  dès que vous le pouvez, utilisez votre tête et non votre calculette pour vos petits calculs du quotidien (addition lors des courses par exemple)
  •  pour entretenir et doper votre mémoire, essayer de retenir le plus d’informations possibles qui vous sont utiles comme par exemple les numéros de téléphone que vous utilisez, la liste de vos courses
  •  entraînez-vous par exemple (si cela vous intéresse) à retenir et reconnaître les différents arbres, oiseaux...
  •  enfin lisez, lisez toujours et encore : la lecture est une porte ouverte à la découverte de nouvelles choses, de nouveaux mots inconnus... Bien sûr, cela est efficace pour votre mémoire si vous vous efforcez de retenir les informations contenues dans le livre. Mais quand le sujet nous intéresse, il est généralement très facile de retenir l’information...

Solutions naturelles

Oméga-3

Les acides gras essentiels Oméga-6 et Oméga-3 jouent un rôle essentiel dans le bon fonctionnement du système nerveux et du cerveau.

En général, notre alimentation nous apporte suffisamment (voire trop) d’Oméga-6. En revanche, nous manquons souvent d’Oméga-3. En bonus, les Oméga-3 favorisent la protection cardiovasculaire, donc protègent également les artères qui irriguent notre cerveau.

Petit rappel, on trouve les Oméga-3 dans les poissons gras (maquereau, saumon, thon, truite, sardines et hareng), mais aussi dans les huiles de noix, de colza ou de lin

Vitamines B

Ce sont principalement celles du groupe B qui nous aident à booster nos capacités intellectuelles : elles permettent au cerveau d’utiliser le glucose qu’il puise dans l’alimentation.

La vitamine B1 assure la transmission de l’influx nerveux et participe au métabolisme cérébral. Elle facilite l’utilisation du glucose à l’intérieur des cellules.
La vitamine B3 (foie, rognons, dinde, saumon) participe au transport de l’oxygène dans les cellules.
La vitamine B9 (légumes, cresson, épinard) permet d’éviter la fatigue intellectuelle.
La vitamine B12 (jaune d’œuf), quant à elle, est primordiale lors de l’adolescence pour un développement cérébral harmonieux.

Vitamines C

La vitamine C stimule l’absorption du fer et de la vitamine B9. C’est un anti-oxydant qui protège contre le vieillissement cérébral. Elle contribue donc à régulariser l’activité des neurotransmetteurs.

Vitamine E

Tout comme la vitamine C, elle agit comme un anti-oxydant qui protège contre le vieillissement cérébral.

Les minéraux

Le calcium est essentiel pour assurer le bon fonctionnement électrique du cerveau. Associé au phosphore, il assure une bonne circulation de l’influx nerveux.

Le magnésium, lui, est un sédatif t un équilibrant de l’humeur. Il intervient dans la transmission de l’influx nerveux. Il facilite le métabolisme du calcium et du phosphore.

Ginseng

Le ginseng est doté de propriétés immunostimulantes et équilibrantes. Cette plante millénaire originaire de Chine était le remède des empereurs chinois. Le ginseng stimule le système immunitaire et les capacités de résistance de l’organisme.

La particularité du ginseng réside dans ses capacités adaptogènes : cela signifie qu’il régularise et harmonise en douceur les fonctions du corps humain. Ainsi, les forces augmentent, la concentration s’améliore, la vulnérabilité au stress diminue ; il en résulte un regain de vitalité physique et psychique et une meilleure défense contre les agressions extérieures.

Le ginseng est donc une plante tonique qui aide à fortifier l’organisme en cas de fatigue physique et intellectuelle, mais aussi qui stimule les capacités intellectuelles.

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La musicothérapie consiste en l’utilisation de la musique comme outil thérapeutique de base, pour rétablir, maintenir ou améliorer la santé mentale, physique et émotionnelle d’une personne.

 

ecouter de la musique

 

Il s’agit de l’utilisation de la production ou de l’écoute musicale pour induire un état de relaxation chez le patient et de favoriser l’expression d’émotions. La musique stimule la mémoire et peut avoir un effet anti-douleur chez les malades. Le rythme musical accélère la libération d’endorphines, les analgésiques naturels du corps.

 

Le musicothérapeute cherche à atteindre la sphère émotionnelle du destinataire, à ouvrir des canaux de communications, à provoquer, à l’aide de stimuli sonores, un état émotionnel agréable, réconfortant pouvant permettre de lutter contre certaines douleurs, certains mal-être.

 

En effet, en influençant certaines de nos émotions, la musique a la capacité de stimuler ou de réprimer certaines fonctions de l’organisme (comme le métabolisme, la tension et le pouls, la contraction musculaire, le rythme respiratoire et les sécrétions de certaines hormones).

 

En musicothérapie, on utilise souvent de la musique enregistrée, qui a pour avantage de pouvoir être très variée. On utilise également la musique jouée en direct.

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Définition

Aujourd’hui, le terme « stress » est couramment employé, notamment pour définir l’origine de nos différents troubles physiques et psychologiques. Mais en connaissons-nous vraiment la définition ?

 

stress

 

Tout d’abord, le terme stress n’a fait son apparition que dans les années 1940. C’est le docteur Hans Seyle qui a « créé » ce terme. Il le définit comme la réponse non spécifique du corps à toute demande qui lui est adressée. Cette demande qu’il appelle « stresseur » peut être de différentes origines : microbe, physique (froid), chimique (poison), trouble ou lésion organique, nerveuse (effort, surmenage, émotions désagréables ou agréables).

De nos jours, d’autres « stresseurs » ayant beaucoup d’influence ont fait leur apparition : travail, performances et demandes au travail, responsabilités, licenciement, savoir conjuguer et trouver le temps pour la vie professionnelle et la vie familiale, l’impression de ne jamais avoir le temps.... Tout ce qui nous donne l’impression d’être sous pression, de manquer de temps pour tout, capables d’exploser pour un rien, de nous sentir irritables, anxieux.

En fait, le stress se définit comme l’ensemble des réactions physiologiques et psychologiques de l’organisme face aux facteurs d’agressions et aux émotions qui nécessitent une adaptation.

Pour mieux comprendre, il faut savoir que dans toute réaction de stress, trois éléments entrent en compte :

  • La source, l’origine du stress : autrement dit le « stresseur ». Il peut s’agir de tout type d’évènement comme ceux que j’ai cité précédemment. Ces « stresseurs » peuvent être plus ou moins importants, positifs ou négatifs, redondant ou non....
  •  La réaction de stress : il s’agit des réactions physiologiques face au stresseur : augmentation du rythme cardiaque, montée d’adrénaline... C’est dans cette phase qu’apparaissent les symptômes du stress.
  •  La perception du stresseur : il s’agit de la réaction psychologique que chacun peut avoir face au « stresseur », la façon dont on peut le percevoir, l’importance que l’on va lui accorder.

Ces trois éléments varieront d’une personne à une autre, ils seront plus ou moins prononcés et ne respecteront pas forcément cet ordre.

Dans tous les cas, quelle que soit la nature de l’agent stressant, l’organisme répondra par les réactions physiologiques suivantes : accélération du rythme cardiaque et respiratoire, élévation du taux de sucre dans le sang, libération d’acides gras. Ce processus est tout à fait normal puisqu’il sert à fournir l’organisme l’énergie nécessaire lui permettant de faire face à la demande qui lui est faite.

Cependant, nous avons trop tendance à considérer le stress comme un élément négatif. Nous oublions parfois que le stress peut être positif.

Car le stress est utile à la vie dans la mesure où la réponse qui en résulte est équilibrée et en harmonie avec la physiologie normale de l’organisme. Quand la réaction de l’organisme est positive, c’est-à-dire bien adaptée à l’agression, le stress est bénéfique voire indispensable car il est source de dynamisme et de motivation. Ce sont les défis et les changements qui apportent du piment à la vie. Non sollicité, l’homme deviendrait morne et apathique.

Ce n’est qu’à partir du moment où la réponse est déséquilibrée et en dysharmonie qu’il devient nuisible et générateur de maladie. Une tension trop longue et trop importante peut être nocive pour notre bien être physique et mental.

On reconnaît généralement le mauvais stress lorsque les symptômes suivants surviennent : perte ou une augmentation de l’appétit ou encore des troubles digestifs, irritabilité, état de fatigue permanent, troubles du sommeil, difficultés de concentration, perte de confiance en soi...

Aussi, on distingue deux grands types de « mauvais stress » : le stress aigu (réactions de stress intenses suite à un évènement, mais qui ne sont pas répétitives), et le stress chronique (stress permanant que l’on retrouve généralement chez les personnes anxieuses de nature, des évènements négatifs continus que la personne n’arrive pas à surmonter...).

Le problème est que les personnes souffrant de stress chronique n’en sont pas toujours conscientes, ou pensent qu’il n’y a rien à faire.

Aujourd’hui, le « mauvais stress » est assez fréquent et peut très vite « empoisonner » l’existence. D’ailleurs, nombre de médecins estiment qu’environ 80 % des consultations médicales seraient liées au stress, d’une manière ou d’une autre, de même que 60 % à 80 % des accidents de travail...

Symptômes

Comme nous l’avons vu, le « mauvais » stress chronique peut entraîner nombre de symptômes aussi bien physiques que mentaux, comportementaux. Ceux-ci varient d’une personne à une autre. Une personne stressée ne se rend d`ailleurs souvent pas compte de l`origine de ses maux.

- Symptômes physiques

  • troubles digestifs
  •  troubles du sommeil et de l’appétit
  •  fatigue permanente
  • tensions musculaires
  •  palpitations, difficultés à respirer
  •  maux de tête, vertiges
  •  baisse de la libido.

- Symptômes psychologiques et comportementaux

  •  irritabilité
  •  anxiété, inquiétude
  •  mélancolie, faible estime de soi
  •  vision négative des choses
  •  problème de sociabilité
  •  isolement
  •  consommation abusive de tabac, alcool, chocolat, café, nourriture en générale, drogues.

Mais ce n’est pas tout. Les symptômes du stress peuvent aller encore plus et affecter réellement la santé du stressé :

  •  Ulcères d’estomac : le stress est aussi reconnu pour jouer un rôle dans les brûlures d’estomac.
  • Déficit nutritionnel : le stress et les effets qu’il peut avoir sur notre organisme demande davantage d’énergie à notre corps. Ainsi, notre corps métabolise plus rapidement les éléments nutritifs, ce qui peut résulter en un manque d’acides aminés, de potassium, de phosphore, de magnésium, de calcium, d’électrolytes et de vitamines du complexe B, entre autres.
  •  Accélération du vieillissement : on parle généralement de stress oxydatif. Le stress accélère le vieillissement et donc la destruction des cellules causés par les radicaux libres.
  •  Déficit immunitaire : le corps devient plus susceptible aux agents infectieux, bénins ou graves.
  •  Problèmes gynécologiques : il peut arriver chez certaines femmes en période de stress que celle-ci voit leurs menstruations s’interrompre. Aussi, hommes et femmes stressés sont plus à même de vivre des périodes d’infertilité.
  •  Aggravation de maladies. Bien que le stress seul cause rarement une maladie grave, on sait qu’il peut en accélérer l’évolution.

Facteurs et personnes à risque

On ne peut véritablement déterminer les personnes plus susceptibles ou non de souffrir de stress chronique... En revanche, on connaît bien les facteurs sources ou aggravants du stress. Ceux-ci peuvent être d’origines très diverses car toute personne ne réagira pas de la même manière à telle ou telle évènement.

Voici une liste non exhaustive des facteurs de stress que l’on retrouve généralement chez les personnes stressées :

  •  excès de bruit et autres pollutions diverses,
  •  surmenage,
  •  maladies et interventions chirurgicales en général,
  •  carences ou excès alimentaires, malnutrition, abus de drogues, d’alcool,
  •  surcharge de travail ou de responsabilité au travail,
  •  changements importants dans la vie (divorce, naissance, changement d’emploi, de ville...)
  •  situations conflictuelles, disputes,
  •  insatisfactions, frustrations,
  •  échecs ou sentiment d’échec.

Préventions

Il n’y a bien sûr pas de remèdes miracles contre le stress... En fait, étant donné que chaque personne réagit différemment face au stress, ce sera à chacun de trouver et de comprendre les éléments stressants afin de mieux pouvoir les contrer.

Généralement, pour aider à mieux gérer son stress, on préconise d’agir sur 3 grands axes :

- Une alimentation adaptée

Tout d’abord, il faut bien savoir que lorsque notre organisme est victime de carences nutritionnelles, notre système nerveux s’en trouve plus fragilisé et vulnérable. Voilà pourquoi, chez certaines personnes, les symptômes du stress seraient plus importants.

De plus, certains aliments peuvent augmenter le stress négatif. C’est le cas par exemple de l’alcool, du café, du thé « fort », du cola, des aliments à teneur élevée en sucres raffinés...

Et d’un autre côté, il faut aussi savoir que certains aliments peuvent aider à réduire les symptômes du stress. C’est le cas par exemple des aliments riches en céréales complètes (pour l’énergie), en antioxydants (fruits, légumes, thé vert...), en protéines (production de dopamine), et en acides gras essentiels (bon fonctionnement du système nerveux).

Encore une fois, chaque personne étant différente, on ne peut vraiment définir quels seront les aliments qui augmenteront on non les symptômes du stress. Pour cela, je vous préconise de demander conseil à un spécialiste (nutritionniste, naturopathe...).

- Une activité physique régulière

On ne vous le dira jamais assez, mais la pratique régulière d’une activité physique est bénéfique en tout point.

Dans le cas du stress, sachez qu’une activité physique un minimum énergique « brûle » les hormones de stress en excédent et réduit la tension accumulée dans les muscles. Pour cela, une demi-heure de vélo, marche, jogging... suffisent.

- Apprendre à se détendre et à gérer son stress

Apprendre à se détendre et à gérer son stress n’est pas une tâche aisée, les personnes souffrant de stress pourront en témoigner. Pourtant quelques techniques simples et praticables par tous à tout moment peuvent s’avérer efficaces. Ces techniques de détente permettent d’atténuer, stopper et même empêcher les symptômes du stress. En voici quelques-unes.

Apprenez à respirer profondément. Lorsque vous êtes stressé, vous pouvez ressentir des palpitations, votre respiration se fait haletante... En essayant de ralentir consciemment votre respiration et de la rendre plus profonde (respiration abdominale), tout votre métabolisme est affecté positivement. Lorsque vous ressentez une tension, essayer de trouver un endroit tranquille, adoptez une position confortable, fermez les yeux, puis inspirer par le nez. Concentre-vous par exemple sur un lieu qui vous est particulièrement agréable et essayez de vous y représenter physiquement.

Essayez de prendre de la distance par rapport aux problèmes, et éliminez un maximum de facteurs favorisants votre stress.

Sachez trouver un moment dans votre emploi du temps journalier, hebdomadaire, mensuel et annuel, pour vous accordez du temps pour vous, vous permettant de vous laisser aller à ce que vous avez envie sans aucune contrainte et en toute tranquillité.

Plutôt que de rester abattu devant le problème et le stress, agissez. Etablissez un plan d’action afin de retrouver un peu de sérénité.

Cherchez à comprendre vos émotions pour mieux les gérer. Pourquoi êtes-vous si stressé. Quelle en est vraiment la cause ? Cherchez à les partager, à en parler. Exprimez toujours votre pensée ou votre ressenti, et ne soyez jamais en contradiction avec vous-même. Cela n’ôtera pas les soucis, mais votre tension baissera d’un cran, et celle de votre entourage aussi !

Enfin, sachez dire non à des propositions qui ne vous conviennent pas, et évitez, autant que possible, les situations que vous connaissez comme étant difficiles à supporter.

Solutions naturelles

Voici les plantes les plus couramment recommandées par les naturopathes pour les problèmes de stress. Pour savoir comment les utiliser, n’hésitez pas à demander les conseils d’un naturopathe.

Ginseng

Le ginseng est doté de propriétés immunostimulantes et équilibrantes.

Cette plante millénaire originaire de Chine était le remède des empereurs chinois. Le ginseng stimule le système immunitaire et les capacités de résistance de l’organisme.

La particularité du ginseng réside dans ses capacités adaptogènes : cela signifie qu’il régularise et harmonise en douceur les fonctions du corps humain. Ainsi, les forces augmentent, la concentration s’améliore, la vulnérabilité au stress diminue ; il en résulte un regain de vitalité physique et psychique et une meilleure défense contre les agressions extérieures.

Éleuthérocoque

L’éleutherocoque est appelé "plante secrète des Russes" car elle était très prisée en U.R.S.S. Sa racine renferme des éleutherosides, auxquels elle doit ses propriétés. Elle est "adaptogène", c’est-à-dire qu’elle va agir sur l’organisme en favorisant son adaptation harmonieuse à diverses situations. L’éleuthérocoque était, par exemple, utilisé par les cosmonautes russes auxquels il apporte une meilleure adaptation à l’espace.

La racine d’éleutherocoque facilite aussi l’effort physique, augmente la capacité de résistance et améliore la récupération après l’effort. Cette racine est vitalisante : c’est un bon tonique. L’éleuthérocoque facilite aussi la concentration intellectuelle. Le renforcement de la résistance de l’organisme va être constant et soutenu dans le temps, même après l’arrêt du traitement.

Magnésium

Le magnésium est le minéral anti-stress par excellence. Or, on a pu constater chez de nombreuse personnes que des carences en magnésium se traduisaient souvent par de la fatigue, de l’irritabilité, des palpitations, voire des insomnies. Le surmenage et le stress sont en général également de grands consommateurs de magnésium.

Il devient donc important de renouveler notre stock en magnésium car une carence en magnésium nous rend encore plus susceptible au stress. Pour mettre un terme à ce cercle vicieux, il faut donc consommer des aliments contenant ce minéral - principalement des céréales complètes, des fruits oléagineux, des légumineuses, du soja ou du chocolat (de préférence noir) - ou avoir recours à des compléments.

Rhodiole

Le rhodiole doit son nom à l’odeur de rose que dégage sa racine. C’est une plante adaptogène car elle accroît, de manière générale, la résistance de l’organisme aux divers stress qui l’affectent. Il agit comme un stimulant général. L’utilisation à court terme de rhodiole permettrait donc de lutter contre le stress et la fatigue et de fournir des performances cognitives supérieures dans ces conditions.

Passiflore, houblon

La passiflore, tout comme le houblon sont tous deux reconnus pour leurs propriétés sédatives et calmantes. Utile contre l’insomnie, les états nerveux (angoisse, hystérie, palpitations), la neurasthénie, l’excitation cérébrale, voire l’épilepsie, elle a également servi à soigner les troubles de la ménopause.

Shisandra

La shisandra est utilisée en Chine depuis des millénaires pour retrouver l’équilibre énergétique et stimuler le cerveau. Il contribuerait à améliorer la tolérance au stress et aux maladies.

Massothérapie

La plupart des massages ont un effet à la fois apaisant et énergisant, diminuent l’excitabilité nerveuse et soulagent les affections causées par le stress (les maux de dos, la migraine, l’épuisement, l’insomnie, etc.).

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Les enfants jouent… car ils aiment jouer. Et tant mieux, car le jeu a une fonction très importante dans leur développement.

En jouant, l'enfant développe ses capacités de mouvement, il apprend à penser et à faire des liens entre les choses, à se souvenir, à développer son imagination, sa créativité, sa fibre sociale et à connaître ses capacités et ses limites. Bref, c'est en jouant qu'un bébé jette les bases de sa vie future. Naturellement, vous ne pouvez pas apprendre à votre enfant à jouer, ni l'y forcer. Un enfant qui n'a plus envie de jouer arrêtera. Le jeu doit avant tout être une activité amusante et ne pas avoir pour but de transformer votre bambin en l'un ou l'autre Einstein. En revanche, vous pouvez toujours créer un environnement et une atmosphère propices, favorisant les effets positifs du jeu. La “confirmation positive” est également un élément important. Réagissez aux signaux de l'enfant et encouragez-le à prendre des initiatives. Montrez-lui que vous êtes content s'il arrive à faire quelque chose de nouveau.

Environnement

Faites également en sorte que le bébé soit dans un environnement qui lui offre de multiples choses à voir et qui suscite sa réflexion. Pensez à la variation dans le jeu sans oublier de lui donner l'espace de mouvement nécessaire. Enfin, il est également important de beaucoup parler à son enfant : cela développe non seulement la compréhension du langage, mais aussi le contact et la communication, qui sont essentiels au développement social. Répétez les bruits qu'il fait, parlez-lui lorsque vous vous en occupez et nommez les objets avec lesquels il joue ou que vous lui montrez. C'est une première étape, qui lui permettra de faire des liens entre les choses et de les cataloguer. Vous pouvez aussi lui chanter chaque fois le même refrain pour aller dormir. Un air ou un poème facile à fredonner peut avoir un effet incroyablement calmant, même quand votre enfant est en pleine crise de larmes.

Idées de jeux pour vos enfants

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