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La luminothérapie, aussi appelée photothérapie ou luxthérapie, est une technique thérapeutique destinée à traiter certains troubles des rythmes circadiens (rythme journalier de 24 heures qui gouverne nos activités métaboliques, physiologiques et psychologiques), en particulier le trouble affectif saisonnier, plus connu sous le nom de dépression hivernale.

La dépression hivernale, ou trouble affectif saisonnier (TAS), est en fait caractérisée par un état dépressif, une fatigue persistante avec des besoins récurrents de s’isoler. On ressent alors un besoin important de sommeil, une perte de la motivation avec une augmentation de l’appétit.

On reconnaît le TAS car il se manifeste particulièrement à l’automne et disparaît avec l’arrivée des beaux jours. Bien sûr, chaque personne éprouvera des symptômes différents, mais généralement, ceux-ci se font ressentir lorsque les jours raccourcissent, que la lumière du soleil est moins présente.

Dans les cas de dépression hivernale, la luminothérapie peut s’avérer très efficaces. La luminothérapie consiste à s’exposer à une forte luminosité au niveau des yeux. Cette luminosité doit être comprise entre 2.500 et 10.000 lux (unité d’éclairement) et appliquée par séances. Les rayons U.V et infrarouges sont filtrés pour ne pas léser la rétine.

Les appareils de luminothérapie sont disponibles chez les professionnels agréés. Cependant, depuis quelques années, il est possible de se procurer à titre personnel sa propre lampe de lumithérapie afin de réaliser des séances à domicile à tout moment.

Avant toute chose, lorsque l’on n’a pas recours à un professionnel, il faut savoir que la lampe doit être agréée pour se protéger des dangers éventuels de l’utilisation. Elle doit être suffisamment puissante et ne doit pas produire de rayons ultraviolets et infrarouges.

La luminothérapie se révèle aussi très efficace pour le traitement des troubles de "l’horloge interne", comme par exemple le « jet lag » (problème dû aux décalages horaires), le syndrome prémenstruel, les problèmes liés au travail de nuit, la fatigue chronique et les problèmes d’insomnie.

 

Luminothérapie

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Définition

L’acné touche environ 80 % des adolescents. J’entends ici par acné, l’acné juvénile. Nous verrons plus tard qu’il existe en fait plusieurs types d’acné.

L’acné juvénile est une maladie inflammatoire chronique de la peau et non une infection. De ce fait, elle n’est pas contagieuse.

L’acné juvénile touche principalement les adolescents, surtout les garçons, à la puberté. En effet, à la puberté, des modifications hormonales se mettent en place grâce à l’action des androgènes (variété d’hormones) qui déclenchent la puberté. Ces hormones ont une action sur les glandes sébacées dont elles augmentent le volume et la sécrétion. Les glandes sébacées sont situées dans l’épiderme et sont à l’origine de la sécrétion du sébum (corps gras essentiellement composé de triglycérides).

L’acné juvénile touche des individus dits « séborrhéiques », c’est-à-dire avec une hyperactivité des glandes sébacées (glandes de la peau sécrétant des matières grasses). Les glandes sébacées des personnes à tendance acnéique produisent du sébum en excès.

Lors de l’acné, d’une part les glandes sébacées fonctionnent de façon excessive et, d’autre part l’évacuation du sébum est bloquée par la formation de bouchons à l’orifice de ces glandes. Cette accumulation de sébum dans les glandes sébacées est responsable de la formation de microkystes. Certains de ces microkystes parviennent à s’ouvrir à la surface de la peau et forment alors des comédons, alors que d’autres microkystes s’infectent, entraînant l’apparition de papulo-pustules, voire de nodules.

Cela se traduit par l’apparition de points noirs et de lésions rougeâtres, souvent gênants d’un point de vue esthétique.

L’acné touche essentiellement le visage mais aussi le cuir chevelu, le cou, le dos, la poitrine et les avant-bras chez certaines personnes.

Son évolution se fait par poussées successives, pendant plusieurs mois ou années. Chez la femme, une accentuation de l’acné avant les règles est fréquente. En général, l’acné disparaît naturellement vers l’âge de 25 ans.

L’acné ne laisse normalement aucune trace, mais lorsque les boutons d’acné sont profonds (c’est-à-dire s’ils s’accompagnent d’une inflammation), ils peuvent laisser des cicatrices quelquefois indélébiles.

 

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Les différents types d’acné

Il faut principalement différencier l’acné juvénile d’autres formes d’acné :

  • Acné rosacée ou acné érythémateuse : forme d’acné qui touche essentiellement les femmes entre 35 et 50 ans. Il s’agit d’une affection cutanée chronique caractérisée par des rougeurs au visage, surtout aux joues et au nez. Sa cause n’est pas connue, mais il semble que le café, le chocolat, le thé, les épices et l’alcool jouent un rôle favorisant
  •  Acné néonatale : cette forme d’acné touche le nouveau-né et ne persiste pas au-delà du deuxième ou troisième mois
  •  Acné conglobata : forme d’acné aggravée, profonde et étendue, touchant notamment le dos et quelquefois les fesses. Elle s’accompagne d’abcès contenant un pus huileux et peut être localisée ou généralisée. Elle dure des années. D’autre part, ces abcès finissent par communiquer (créer des fistules). Cette variété d’acné doit être soignée rapidement car elle se produit à la fois en surface et sous la peau, laisse des cicatrices permanentes
  •  Acné nécrotique du front : forme d’acné de l’adulte siégeant sur le nez et le pourtour du cuir chevelu. Elle se caractérise par de petits boutons rosés se recouvrant d’une croûte et laissant une cicatrice indélébile
  •  Acné médicamenteuse : il s‘agit d’acnés pustuleuses dont l’apparition est déclenchée par la prise d’un médicament : vitamine B12, cortisone, barbituriques, lithium, bromure, immunodépresseurs, progestatifs, contraceptifs oraux contenant des androgènes, certains antidépresseurs
  •  Acné excoriée des jeunes filles : cette forme d’acné est la conséquence d’un grattage fréquent et compulsif. Elle ne se retrouve d’ailleurs que chez les jeunes filles ayant des tendances anxieuses
  • Acné tardive : cette forme d’acné survient après l’âge de 30 ans. Elle est souvent due chez la femme à une hyperproduction d’androgènes (hormones masculines). Ce type d’acné nécessite parfois une modification de la prescription de la pilule contraceptive utilisée
  •  Acné chéloïdienne : variété d’acné furonculeuse, apparaissant au niveau de la nuque et se caractérisant par une agglomération de boutons formant un bourrelet dur se forme sur la nuque
  •  Acné cosmétique : à la suite de l’application de crèmes cosmétiques trop grasses.

Mais ces types d’acné qui touchent toutes les classes d’âge sont plus rares, l’acné juvénile représentant 75% des types d’acné recensés.

Symptômes

L’acné débute le plus souvent lors de l’adolescence. L’acné touche généralement le visage, le cou, le décolleté et les épaules.

Les signes de l’acné varient selon les personnes :

  •  peau grasse avec des pores dilatés
  •  « points noirs » (comédons ouverts)
  •  « boutons blancs » (comédons fermés, papules)
  •  papules érythémateuses (lésions surélevées rouges) en cas d’inflammation des microkystes
  •  pustules (lésions contenant du pus se développent lorsqu’un comédon devient inflammé)
  •  nodules et kystes causés par des infections plus étendues sont situés plus profondément sous la peau et forment des bosses dures et enflées
  •  cicatrices.

Facteurs et personnes à risque

Personnes à risque :

  •  hérédité, personnes dont les proches de la famille souffrent ou ont souffert de l’acné
  •  les adolescents, notamment les garçons
  •  les femmes enceints
  •  les femmes, de deux à sept jours avant leurs menstruations.

Facteurs de risque :

  •  fluctuations hormonales chez la femme : l’acné peut survenir chez les femmes qui commencent ou arrêtent de prendre la pilule anticonceptionnelle, surtout si la marque prescrite est riche en oestrogènes, également lors de la grossesse
  •  mauvaise alimentation chez les personnes déjà à tendance acnéique
  •  certains cosmétiques irritants, les substances huileuses
  •  le stress, le manque de sommeil
  •  l’exposition au soleil, les environnements humides
  •  prise de certains médicaments : corticostéroïde, certains antidépresseur...

Préventions

Hygiène alimentaire

Il n’a pas été prouvé qu’une alimentation trop riche en graisse ou sucre aggravait l’apparition de l’acné, cependant, on sait qu’une alimentation saine et équilibrée, riche en fruits, légumes et aliments non raffinés limitait les signes de l’acné. En fait, ce type d’alimentation fournit à l’organisme les nutriments nécessaires pour maintenir le système immunitaire.

On conseille donc généralement d’éviter les excès (et non supprimer) de charcuterie, de lait, de graisses animales, produits raffinés, sucrés, chocolat, bière, alcool... Evitez aussi les excès d’iodes que l’on retrouve en grande quantité dans les aliments raffinés, industriels.

Mesures d’hygiène de la peau

Avant toute chose, il est nécessaire de nettoyer la peau 2 fois par jour en utilisant des savons doux et sans agressivité. Ensuite, il est recommandé de respecter les conseils suivants :

  •  évitez de pincer, presser ou percer les boutons, cela peut laisser des cicatrices. Il faut laisser ce soin, s’il s’avère absolument nécessaire, à un médecin dermatologue ou à une esthéticienne compétente dans ce domaine qui vous fera un nettoyage de peau tous les quinze jours au début, puis une fois par mois ensuite
  •  utilisez un savon doux non parfumé, un gel nettoyant ou un pain surgras pour vous laver le visage, deux fois par jour (les savons antibactériens n’ont aucun effet positif sur l’acné)
  •  évitez l’eau du robinet (trop souvent calcaire et chlorée) ainsi que l’usage du spray qui, à la longue, peut devenir irritant
  •  une fois la peau nettoyée, appliquer une lotion qui raffermit la peau (lotion avec alcool)
  •  en cas de rasage mécanique, employer de préférence une mousse à raser adaptée aux peaux à tendance acnéique
  •  lavez-vous les cheveux au moins deux fois par semaine
  •  méfiez-vous du soleil, il ne dissimule en aucun cas les lésions, bien au contraire, il favorise l’acné. Protégez votre peau du soleil avec des crèmes solaires non comédogènes (en évitant les crèmes protectrices à base de beurre de coco ou d’huile de noix de coco qui aggravent le mal)
  •  éviter l’usage de produits de maquillage non adaptés aux peaux jeunes à tendance acnéique. En effet, l’acné de contact, une forme d’acné, résulte de contacts répétés avec des produits qui bloquent les pores de la peau, dont certains produits cosmétiques trop gras. Pour cela, préférez des produits de bonne qualité, idéalement non comédogènes.

Solutions naturelles

Levure de bière

La levure de bière - dont le nom savant est Saccharomyces cerevisiae - est un champignon naturellement présent dans l’air. La levure de bière est très riche en vitamines B et en minéraux ce qui lui confère des vertus pour traiter les affections de la peau.

On trouve des levures de bière alimentaires - vivantes ou non - sous des formes nombreuses et variées : paillettes, flocons ou poudre, toutes formes qui s’incorporent facilement dans les préparations culinaires, ou encore comprimés et gélules.

Bardane

La Bardane est une plante herbacée de grande taille dont la racine contient des polyphénols inhibant les germes et le champignons. Ces constituants justifient l’utilisation traditionnelle de cette plante dans le traitement de l’acné modérée.

Cette action est renforcée par les propriétés dépuratives de la plante. Elle draine l’organisme de toutes les toxines qui contribuent à l’apparition des boutons. La Bardane peut également être recommandée dans les problèmes de peau grasse.

Pissenlit

Le pissenlit est une herbe sauvage qui se trouve dans tous les jardins.

Il a de nombreuses utilisations médicinales. Le pissenlit est riche en bêta carotène et en vitamine C. Le pissenlit est une plante qui favorise l’élimination des toxines par l’organisme. C’est pour cela que le pissenlit est généralement recommandé aux personnes à peau acnéique.

Huile de melaleuca

Le melaleuca alternifolia est un arbre australien, connu également sous le nom "d’Arbre à Thé Australien". L’huile essentielle extraite des feuilles est reconnue pour ses propriétés cicatrisantes, apaisantes, antiseptiques et désinfectantes. Cette huile était même employée auparavant pour soigner les soldats.

L’huile de melaleuca possède également une efficacité comparable dans le traitement de l’acné.

Zinc

Le zinc est un oligo-élément qui intervient dans de nombreuses réactions enzymatiques et joue un rôle important dans le métabolisme des protéines, des glucides et des lipides.

La carence en zinc peut entraîner un retard de croissance, des problèmes immunitaires, des problèmes de peau et de cicatrisation. C’est un anti-oxydant qui interviendrait dans la prévention des effets toxiques dus aux radicaux libres. Quelques études mentionnent que des suppléments quotidiens de zinc peuvent aider à réduire l’inflammation des lésions d’acné. Le zinc a même démontré une efficacité équivalente à la tétracycline, l’antibiotique de référence dans le traitement de l’acné.

Vitamine B5

La vitamine B5 est nécessaire au bon développement de la peau, des cheveux, des muqueuses et du système immunitaire. Elle intervient dans la génération des tissus et la création d’anticorps stimulant la cicatrisation. La vitamine B5 favorise la croissance et la résistance de la peau et des muqueuses.

Argile verte

Seule ou mélangée à d’autres ingrédients, l’argile peut purifier, nettoyer, tonifier, cicatriser, adoucir et nourrir n’importe quel type de peau. L’argile verte est conseillée aux peaux normales et aux peaux grasses. Très performante, l’argile verte est la plus polyvalente. Agent absorbant d’impuretés, l’argile verte est reminéralisante, régénérante des zones fragilisées et revitalisante.

Il est conseillé de faire un masque à l’argile verte sur le visage tous les trois jours pour une meilleure efficacité.

On compte plus de 100 stations thermales en France en 1999. Plus de 550.000 personnes vont chaque année en cure. Mais pourquoi ? Quelles sont les indications médicales des cures ? Est-ce efficace ? Voilà quelques éléments de réponse.

 

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La Sécurité Sociale a distingué 12 grandes orientations thérapeutiques :

  • La souffrance articulaire est le premier motif de fréquentation d'une cure thermale : arthrose, rhumatismes inflammatoires chroniques (en dehors des périodes de poussées), séquelles de traumatismes, et aussi tendinites rebelles, mal de dos chronique,... Cures interdites dans les phases aiguës et dans les maladies osseuses. Sont proposés des bains, douches, étuves, applications de boues, bains de vapeur, avec en outre des séances de massages sous l'eau, ou séances de mobilisation en piscine. L'eau chaude calme la douleur et permet de retrouver une certaine souplesse articulaire.

 

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  • Les affections des voies respiratoires concernent aussi bien l'adulte que l'enfant : infections ou allergies chroniques et récidivantes. Cures interdites pendant les phases aiguës, en cas de tuberculose, d'insuffisance cardiaque ou respiratoire, ou de mucoviscidose. Outre les bains et douches classiques, des soins particuliers sont proposés : inhalations, lavages de gorge, douches pharyngiennes, lavages de nez, lavages des sinus, insufflations tubaires, séances de vaporarium, et parfois kinésithérapie respiratoire.

 

  • Les soins concernent une vaste gamme de problèmes dermatologiques : eczéma, psoriasis, et aussi cicatrices hypertrophiques, séquelles de brûlures, ichtyose, rosacée du visage. Cures interdites en cas d'infection, de cancer. Les eaux thermales sont utilisées sous forme de bains, pulvérisations faciales ou générales, massages sous l'eau. La douche filiforme calme douleurs et démangeaisons, et accélère la cicatrisation. De nombreuses stations proposent aussi une approche psychologique.

 

  • Les affections digestives concernées peuvent être : colopathies fonctionnelles, troubles de la digestion, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, diverticulose, troubles fonctionnels hépatiques, ainsi que certains problèmes de surpoids et d'obésité. Cures interdites en cas d'ulcère en évolution, de cancer, de cirrhose, de maladies en phase aiguë. La cure de boisson est la base du traitement, associée à des techniques variables : bains, douches, boues, massages, parfois douche intestinale, goutte à goutte rectal. En cas de surpoids, évidemment, s'ajoute une prise en charge diététique, voire psychologique.

 

  • Les douleurs pelviennes féminines (douleurs post-opératoires, lors des règles, lors des rapports sexuels), et les troubles fonctionnels de la ménopause et dans les suites de salpingite peuvent bénéficier des actions calmante et anti-inflammatoire des eaux thermales : irrigations vaginales avec de l'eau chaude, pulvérisations d'eau minérale sur le col utérin, compresses de boue, compresses abdominales, douches. Cures interdites en cas de cancer, de tuberculose, d'infection en phase aiguë, de mycose.

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  • Tous les stades de l'insuffisance veineuse peuvent bénéficier des soins thermaux, et notamment la prévention de phlébite et la maladie variqueuse, ou encore la sensation de jambes lourdes, les crampes, les gonflements (lymphoedème). Cures interdites si ulcère veineux, poussée de lymphangite, eczéma suintant, insuffisance cardiaque, cancer. Soins proposés : bains, douches, massages sous l'eau, parfois bains de siège, bains de boue, drainage manuel des stases veineuses dans le bain. Des conseils d'hygiène sont aussi mis en pratique : éviter les sources de chaleur, la station debout prolongée, les excitants (café, thé).

 

  • La cavité buccale fait l'objet de soins en matière de tissus de soutien de la dent (parodonte) pour prévenir les déchaussements. Ainsi en cas de gingivite ou parodontite. La cure est aussi proposée en cas d'aphtose, de mycose buccale, d'inflammation de la langue. Cures interdites en cas d'herpès ou autre affection contagieuse. Les soins sont basés sur la cure de boisson et des soins locaux : pulvérisations de la cavité buccale, douches gingivales. Des conseils en matière d'hygiène bucco-dentaire sont aussi donnés.

 

  • Plusieurs affections urinaires bénéficient du thermalisme : calculs rénaux, infections urinaires à répétition. Cures interdites en cas de lithiase obstructive, hypertrophie de la prostate, insuffisance rénale. Les soins reposent sur la cure de boisson (deux à trois litres par jour) pour assurer une bonne diurèse, et en complément bains et douches, ou soins locaux (irrigations vaginales).

 

  • Les troubles psychosomatiques comme l'anxiété, la spasmophilie, les troubles du sommeil, les troubles fonctionnels sans cause organique retrouvée, les phobies ou obsessions, en dehors des phases aiguës interdisant la vie en collectivité, peuvent se voir proposer une hydrothérapie : bains bouillonnants, massages, douches sous l'eau, et des séances de relaxation.

 

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  • Parmi les maladies cardio-vasculaires bénéficiant des cures, on compte l'artérite des membres inférieurs avant le stade des douleurs permanentes (outre l'arrêt du tabac, la pratique de la marche, la prise de médicaments adaptés), l'hypertension, l'angine de poitrine, le syndrome de Raynaud. Sont proposés les bains, les douches locales ou générales, le couloir de marche à contre-courant, parfois des bains carbogazeux, l'injection de gaz thermal le long des trajets artériels, des douches locales à l'eau chaude. Cures interdites si gangrène artérite infectieuse, maladie de Buerger, en cas de crises d'angine de poitrine, d'accident vasculaire de moins de six mois, d'intervention chirurgicale artérielle de moins de six mois, de tabagisme important.

 

  • L'énurésie demande un traitement de trois semaines à trois mois, à base de cure de boisson (biquotidienne), complétée par bains, douches et éducation sanitaire, et de rééducation mictionnelle. D'autres problèmes de développement peuvent être concernés : séquelles de fractures, infections ORL à répétition, maladies osseuses de la croissance, anorexie, instabilité psychomotrice. Cures interdites en cas de maladie aiguë, de déficit immunitaire, de mucoviscidose, de troubles métaboliques ou rénaux.

 

  • Les affections neurologiques sont surtout concernées en cas de douleurs : douleurs des névrites et polynévrites, douleurs des amputés, séquelles de zona. Cures interdites en cas de polynévrite diabétique, d'incontinence urinaire, de pathologies cutanées, de maladie en phase aiguë. Les soins comprennent des bains, des douches sous-marines, des applications de boues, des pulvérisations. Une rééducation fonctionnelle en piscine est parfois proposée, la mobilisation sous l'eau diminuant la raideur et la rétraction des tendons.

 

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Définition

Le glaucome est une maladie de l’oeil qui affecte le nerf optique, souvent en raison d’une élévation anormale de la pression dans l’oeil, dite pression intraoculaire. Elle comprime et endommage les fibres de la rétine et le nerf optique, ce qui provoque l’apparition de points insensibles aux rayons lumineux sur la rétine. Le mécanisme est un écrasement sous la pression intra-oculaire, des vaisseaux qui irriguent le nerf optique. Il en résulte un défaut d’irrigation et une atrophie.

 

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On parle de pression intraoculaire top élevée lorsque l’humeur aqueuse s’accumule dans l’œil, lorsqu’elle n’arrive pas à évacuer en dehors de l’œil (normalement par l’angle irido-cornéen, un endroit où la cornée et l’iris se rejoignent).

La tension oculaire s’exprime en millimètres de mercure : mmHg. C’est une unité de mesure de pression au même titre que le sont les bars pour quantifier la pression atmosphérique. En moyenne, on considère normale une tension oculaire comprise entre 10 et 21 mmHg. En fait, d’une personne à une autre, les chiffres normaux peuvent varier. C’est le rôle de l’ophtalmologiste de déterminer quel chiffre peut être considéré comme normal chez chacun de ses patients. Sachez aussi que le chiffre de tension oculaire varie en fonction du moment de la journée : il n’est pas constant.

Cependant, ne confondez pas tension intraoculaire et tension artérielle : elles n’ont aucune relation. On peut avoir une tension artérielle à 10.6 et un glaucome. Le glaucome entraîne une altération graduelle du champ visuel (portion de l’espace vue par une personne). Mal contrôlé, il peut même mener à la cécité (aveugle). D’où l’importance de passer régulièrement un examen complet de la vision chez un ophtalmologue.

Cette affection touche le plus souvent les personnes âgées de 40 ans et plus (2 % de cette population). Ce pourcentage passe à 5 % chez les personnes de plus de 70 ans et à 10 % chez les plus de 80 ans. Il s’agit de la deuxième cause de cécité dans le monde après la dégénérescence maculaire.

Les différents types de glaucome

On distingue plusieurs variétés de glaucome. Le plus souvent, les glaucomes sont dits « primitifs » lorsqu’on ignore leur cause exacte.

  • Le glaucome primitif à angle large ou angle ouvert ou encore glaucome chronique. Ce glaucome survient généralement après 40 ans et représente 80 % à 90 % des cas de glaucome. Ces glaucomes sont souvent plus difficiles à identifier car il n’y a pas de poussée aiguë. La personne va constater une perte de sa vision surtout périphérique. Elle sera donc peu gênée la journée, plus la nuit. Seule la hausse de la pression dans l’oeil, détectable par un examen de la vue, permet de l’identifier. Une fois installé, le glaucome réduira de plus en plus la vision latérale pour ne laisser qu’une vision centrale (vision en tunnel) et peut même mener à la cécité, si l’on n’intervient pas assez vite.
  •  Le glaucome primitif à angle étroit ou à angle fermé. Contrairement au glaucome ouvert, le glaucome fermé provoque une violente douleur orbitaire ou un œil rouge. Le glaucome à angle fermé est lié à une anomalie anatomique, donc souvent les deux yeux sont atteints ou finissent par être atteints.
  •  Le glaucome congénital. Il peut apparaître dès la naissance ou les premiers mois. Le plus souvent, il affecte les deux yeux. Parfois héréditaire, il peut s’expliquer par une malformation oculaire (en général une cataracte congénitale) ou certaines maladies rares.
  •  Le glaucome secondaire est quant à lui du à certaines maladies (rétinopathie diabétique, cataracte très évoluée, uvéite, thrombose veineuse, troubles cardiovasculaires, myopie sévère), à certains médicaments à base de corticostéroïdes ou encore à un traumatisme grave de l’oeil.

Symptômes

Les symptômes seront différents selon que la personne souffrira d’un glaucome à angle fermé ou ouvert.

- Pour le glaucome à angle fermé, on ressent généralement :

  •  une vision floue
  •  une douleur oculaire intense
  •  l’oeil rouge
  •  une hypersensibilité à la lumière
  •  nausées et vomissements causés par la douleur.

- Pour le glaucome à angle ouvert, on ressent généralement :

  •  on ne ressent généralement aucune douleur pendant 10 voir 20 ans
  •  par la suite, à un stade avancé, les personnes ressentent des douleurs oculaires, larmes, maux de tête, diminution progressive de la vision latérale (ou périphérique), impression de tunnel
  •  à un stade très avancé : cécité.

- Pour le glaucome congénital, on constate généralement :

  • des yeux très grands, troubles et souvent larmoyants
  •  une sensibilité à la lumière.

- Pour les glaucomes secondaires, les symptômes varient en fonction de la cause.

Facteurs et personnes à risque

On note que dans 20 % des cas, les personnes atteintes de glaucome ont des antécédents familiaux. Les personnes de plus de 40 ans sont également plus sujettes aux glaucomes.

Certaines maladies comme le diabète, la thrombose veineuse augmentent le risque de contracter un glaucome.

Aussi, certains facteurs peuvent augmenter le risque de contracter un glaucome :

  •  prise de certains médicaments, notamment ceux à base de corticostéroïdes. Parlez-en à votre médecin
  •  séjour prolongé dans le noir qui provoquerait une dilatation de l’œil
  •  une blessure grave à l’œil.

Préventions

Il n’existe malheureusement aucune mesure de prévention contre les glaucomes. On peut en revanche prévenir l’aggravation du glaucome.

Pour cela, il est important de consulter d’urgence dès qu’on ressent une douleur à l’oeil et/ou que la vision baisse rapidement. N’hésitez pas non plus à consulter un spécialiste dès que vous ressentez un problème associé au port de verres de contact. Prenez l’habitude de consulter un ophtalmologiste tous les deux ou trois ans dès l’âge de 40 ans si le glaucome est fréquent dans votre famille, de même si vous vous souffrez d’une rétinopathie diabétique, (facteur de risque important).

Veillez à bien protéger vos yeux des rayons ultraviolets du soleil en portant des lunettes protectrices. Éviter l’utilisation de certains médicaments comme ceux contenant de la cortisone généralement utilisés pour dérougir les yeux.

Solutions naturelles

Tout comme pour les mesures préventives, il n’existe pas vraiment à ce jour de réelles solutions naturelles, le glaucome étant une maladie insuffisamment connue aujourd’hui.

Les principales solutions préposées sont des traitements vise avant tout à faire baisser la tension oculaire. Pour cela, le spécialiste propose généralement un traitement à base de collyres (bêtabloquants, myotiques, adrénergiques), ou bien des médicaments vasodilatateurs visant à améliorer la circulation sanguine rétinienne et papillaire. Il est alors essentiel de bien suivre son traitement, lequel est instauré à vie.

Si le traitement n’est pas assez efficace, le patient peut avoir recours à la chirurgie ou au laser qui ont pour but de rétablir l’écoulement de l’humeur aqueuse. Un petit trou est pratiqué dans l’iris pour permettre à l’humeur aqueuse de circuler. Le recours au laser ou à la chirurgie dispense rarement d’un traitement médicamenteux.

Ginkgo biloba

Le ginkgo n’affecterait pas la pression oculaire mais pourrait améliorer la circulation du sang vers le nerf optique. Des études suggèrent qu’il pourrait représenter un agent anti-glaucome intéressant.

Acide alpha-lipoïque

L’acide alpha-lipoïque serait doté de propriétés antioxydantes et aurait une influence directe sur le métabolisme des tissus oculaires. C’est en tout cas ce que démontre une récente étude réalisée sur 76 patients souffrant de glaucome à angle ouvert. Après un traitement à base de supplémentation en acide alpha-lipoïque, les chercheurs ont observé une amélioration chez environ la moitié des gens examinés.

Définition

Les varices sont des veines bleuâtres, dilatées et tordues plus ou moins saillantes qui apparaissent généralement sur les jambes. Il s’agit en fait de la dilatation permanente d’une veine qui altère sa paroi.

 

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Explication : les personnes qui ont des varices souffrent d’insuffisance veineuse chronique. Les artères acheminent le sang vers la périphérie du corps à partir du cœur. Les veines, elles, le ramène vers le coeur pour le réoxygéner.

Les varices apparaissent lorsque le système veineux a des difficultés à assurer le retour du sang vers le cœur.

Les varices entraînent une accumulation du sang dans les jambes qui provoque des lourdeurs, des fourmillements, des crampes.

Toutes les veines peuvent devenir variqueuses, mais on les retrouve plus souvent au niveau des jambes car c’est à cet endroit que les veines des jambes doivent fournir plus d’efforts pour faire remonter le sang au cœur.

Mais il arrive aussi parfois que les varices apparaissent dans la région de la vulve (varice vulvaire), de l’anus et du rectum (hémorroïdes) ou du scrotum (varicocèle).

En général, on distingue deux types de varices :

  • Les varices qui touchent principalement les veines superficielles qui remontent le long de la jambe (dans 95 % des cas),
  •  Plus rare, les varices provenant d’un trouble des veines profondes, d’une phlébite (inflammation d’une veine pouvant causer la formation d’un caillot et le blocage de la veine).

Symptômes

Il est important de décrire les symptômes « post-varices » afin de pouvoir les prévenir, les détecter. On ressent tout d’abord des fourmillements, une sensation de lourdeur dans les jambes, des crampes nocturnes ou de l’enflure aux chevilles et aux pieds. (Attention, ce n’est pas parce que vous ressentez ces symptômes que vous allez avoir des varices...).

Vient ensuite l’étape où les varices apparaissent : veines bleutées, dilatées et bosselées.

L’étape suivante est la (ou les) complication. Parfois, les varices, les insuffisances veineuses peuvent entraîner de l’eczéma, un ulcère de jambe, une rétention d’eau, voir une thrombophlébite (un caillot de sang se forme et obstrue une veine).

Facteurs et personnes à risque

Ici, beaucoup de facteurs peuvent être en cause, notamment, beaucoup de personnes peuvent être touchées par ce problème :

  •  l’hérédité expliquerait 50% des cas de personnes souffrant de varices
  •  malheureusement mesdames, ce sont encore nous les plus susceptibles de douffrir de ce problème. Cela s’expliquerait par les changements hormonaux liés à la grossesse, aux périodes prémenstruelles et à la ménopause, qui contribuent aussi à fragiliser les parois veineuses. La pilule contraceptive jouerait également un rôle
  •  les personnes plus âgées y sont plus sujettes. En vieillissant, les veines commencent à perdre de leur élasticité et de leur capacité à se contracter
  •  les personnes étant régulièrement et longtemps en position debout, notamment pour leur travail, sont particulièrement touchées.

En plus de cela, on dénombre certains facteurs de risque pouvant être (pour partie) à l’origine des varices :

  •  l’exposition à la chaleur
  •  la station assise ou debout prolongée
  •  le manque d’exercice physique
  •  l’excès de poids.

Préventions

Ces quelques petits conseils à appliquer au quotidien peuvent s’avérer utile dans la prévention des varices, ou la prévention de l’aggravation des varices :

  •  veillez à ne pas porter des vêtements trop serrés (jeans étroits, bas à élastiques, chaussures trop étroites) -préférez les chaussures à talons plats, mais pas trop : les petits talons font davantage travailler les muscles des mollets et aident au travail des veines
  •  évitez autant que possible les sources de chaleur (douches et bains très chauds, saunas, bains de soleil)
  •  pour vous soulager, pensez aux douches froides sur vos jambes
  •  surélevez vos jambes aussi souvent que possible à un niveau supérieur à vos hanches. -évitez de rester debout ou assis trop longtemps
  •  essayez de pratiquer une activité physique régulière (marche, vélo, natation).

Solutions naturelles

De nombreuses plantes, vitamines, oligo-éléments et acides gras essentiels sont très bénéfiques à la circulation veineuse. Il suffit juste d’y penser et de les intégrer petit à petit dans son alimentation...

Les acides gras Oméga 3

Les Oméga 3 interviennent dans tous les processus de reproduction et de croissance, la formation des cellules (seuls les Oméga 3 interviennent dans la formation des membranes des cellules et dans celle de la rétine), l’intégrité de la peau, les fonctions rénales, les réactions inflammatoires, allergiques, vasculaires, immunitaires, l’agrégation plaquettaire, premier stade de la coagulation du sang. Ils participent au maintien de l’élasticité des vaisseaux.

On trouve des acides gras Oméga 3 dans les huiles d’olive, de soja, de noix ou de colza et la margarine de colza. Les noix et le poisson gras en sont également très riches - sardines, maquereaux, saumon, hareng en particulier.

La vitamine C

La vitamine C est nécessaire à la synthèse des vaisseaux sanguins et des muscles. Elle favorise l’absorption du fer présent dans les aliments. Elle intervient dans plusieurs mécanismes hormonaux. Elle joue également un rôle dans l’élimination des substances toxiques. Enfin, elle a des propriétés anti-oxydantes, c’est-à-dire qu’elle est essentielle à la fabrication du collagène, qui assure la solidité et la tonicité des parois veineuses.

Lorsque vous manquez de vitamine C, votre corps fabrique moins de collagène, cela se traduit par une perte des capacités de soutien au niveau des veines ce qui entraîne leur dégradation.

Les meilleures sources de vitamine C : kiwi, goyave, persil, cassis, estragon, oseille, poivron, brocoli, cresson, citron, orange.

La vitamine E

La vitamine E est une vitamine lipophile (c’est-à-dire soluble dans les lipides, mais insoluble dans l’eau), présente en grande quantité dans les huiles végétales, et possédant une activité antioxydante, en conjugaison avec la vitamine C et le glutathion. Elle a un effet protecteur particulièrement important vis-à-vis des cellules de l’organisme. Elle joue un rôle important dans les mécanismes de la procréation et intervient dans la synthèse des globules rouges.

Mais surtout, elle possède également une autre propriété intéressante dans le cadre de l’insuffisance veineuse : elle contribue à fluidifier le sang et réduit le risque de thrombose.

Les sources les plus intéressantes de vitamine E sont les huiles végétales, les oléagineux (amandes, noix).

Les flavonoïdes

Les flavonoïdes sont des anti-oxydants que l’on retrouve dans beaucoup d’aliments et végétaux (racines, fleurs, feuilles. Ils combattent l’inflammation, fluidifient le sang, stimulent la contraction veineuse et renforcent les parois vasculaires.

On les retrouve notamment dans le raisin, les fruits rouges (cassis, mûres, framboises), les choux, le persil, les épinards et brocolis mais aussi dans le thé, les tisanes. Et n’oubliez pas qu’on les retrouve aussi dans le chocolat (mais à consommer avec modération bien sûr).

Le fragon (petit houx)

Le fragon ou petit houx est de plus en plus reconnu en France. Il a pour principale propriété de faciliter la contraction des fibres musculaires de la paroi veineuse. Il a également un effet anti-inflammatoire. Sachez qu’il est davantage recommandé en cas de jambes lourdes l’été.

La vigne rouge

Les feuilles de vigne rouge sont connues depuis longtemps pour soulager les jambes lourdes. Elle améliore la contention de la paroi veineuse et diminue sa perméabilité. Elle favorise également la contraction musculaire des veines facilitant le retour du sang vers le cœur.

Le ginkgo biloba

L’arbre Ginkgo est reconnu pour sa très grande résistance aux agressions chimiques ou physiques.
Cela fait plus de 5000 ans le Ginkgo est utilisé à des fins thérapeutiques. Au départ, on utilisait les épines pour soigner les abcès ou les enflures. Puis, ont été utilisés les graines afin de favoriser la digestion, la circulation sanguine, et les feuilles pour améliorer sa mémoire.

Ainsi le ginkgo est une plante antioxydante du système circulatoire qui dilate les artères, augmente la tonicité des veines et il fluidifie le sang.

Le cyprès

Le cyprès a une action anti-inflammatoire et a comme propriété principale de tonifier les veines. En se fixant sur la paroi des vaisseaux, ces substances assurent une meilleure dynamique vasculaire empêchant le sang de stagner dans les jambes. Le cyprès prévient et soulage jambes lourdes et varices.

Le marronnier d’Inde

Les graines de cet arbre sont reconnues pour traiter les symptômes de différentes affections veineuses des jambes, les varices, l’insuffisance veineuse chronique. Il a pour vertu de soulager la sensation de lourdeur dans les jambes et l’enflure.

Hamamélis

L’usage de l’hamamélis est reconnu pour traiter les symptômes des varices (jambes douloureuses et lourdes) et des hémorroïdes, mais aussi pour soulager la lourdeur dans les jambes associées à l’insuffisance veineuse.