Méthodes pour résoudre le stress

Définition

Aujourd’hui, le terme « stress » est couramment employé, notamment pour définir l’origine de nos différents troubles physiques et psychologiques. Mais en connaissons-nous vraiment la définition ?

 

stress

 

Tout d’abord, le terme stress n’a fait son apparition que dans les années 1940. C’est le docteur Hans Seyle qui a « créé » ce terme. Il le définit comme la réponse non spécifique du corps à toute demande qui lui est adressée. Cette demande qu’il appelle « stresseur » peut être de différentes origines : microbe, physique (froid), chimique (poison), trouble ou lésion organique, nerveuse (effort, surmenage, émotions désagréables ou agréables).

De nos jours, d’autres « stresseurs » ayant beaucoup d’influence ont fait leur apparition : travail, performances et demandes au travail, responsabilités, licenciement, savoir conjuguer et trouver le temps pour la vie professionnelle et la vie familiale, l’impression de ne jamais avoir le temps…. Tout ce qui nous donne l’impression d’être sous pression, de manquer de temps pour tout, capables d’exploser pour un rien, de nous sentir irritables, anxieux.

En fait, le stress se définit comme l’ensemble des réactions physiologiques et psychologiques de l’organisme face aux facteurs d’agressions et aux émotions qui nécessitent une adaptation.

Pour mieux comprendre, il faut savoir que dans toute réaction de stress, trois éléments entrent en compte :

  • La source, l’origine du stress : autrement dit le « stresseur ». Il peut s’agir de tout type d’évènement comme ceux que j’ai cité précédemment. Ces « stresseurs » peuvent être plus ou moins importants, positifs ou négatifs, redondant ou non….
  •  La réaction de stress : il s’agit des réactions physiologiques face au stresseur : augmentation du rythme cardiaque, montée d’adrénaline… C’est dans cette phase qu’apparaissent les symptômes du stress.
  •  La perception du stresseur : il s’agit de la réaction psychologique que chacun peut avoir face au « stresseur », la façon dont on peut le percevoir, l’importance que l’on va lui accorder.

Ces trois éléments varieront d’une personne à une autre, ils seront plus ou moins prononcés et ne respecteront pas forcément cet ordre.

Dans tous les cas, quelle que soit la nature de l’agent stressant, l’organisme répondra par les réactions physiologiques suivantes : accélération du rythme cardiaque et respiratoire, élévation du taux de sucre dans le sang, libération d’acides gras. Ce processus est tout à fait normal puisqu’il sert à fournir l’organisme l’énergie nécessaire lui permettant de faire face à la demande qui lui est faite.

Cependant, nous avons trop tendance à considérer le stress comme un élément négatif. Nous oublions parfois que le stress peut être positif.

Car le stress est utile à la vie dans la mesure où la réponse qui en résulte est équilibrée et en harmonie avec la physiologie normale de l’organisme. Quand la réaction de l’organisme est positive, c’est-à-dire bien adaptée à l’agression, le stress est bénéfique voire indispensable car il est source de dynamisme et de motivation. Ce sont les défis et les changements qui apportent du piment à la vie. Non sollicité, l’homme deviendrait morne et apathique.

Ce n’est qu’à partir du moment où la réponse est déséquilibrée et en dysharmonie qu’il devient nuisible et générateur de maladie. Une tension trop longue et trop importante peut être nocive pour notre bien être physique et mental.

On reconnaît généralement le mauvais stress lorsque les symptômes suivants surviennent : perte ou une augmentation de l’appétit ou encore des troubles digestifs, irritabilité, état de fatigue permanent, troubles du sommeil, difficultés de concentration, perte de confiance en soi…

Aussi, on distingue deux grands types de « mauvais stress » : le stress aigu (réactions de stress intenses suite à un évènement, mais qui ne sont pas répétitives), et le stress chronique (stress permanant que l’on retrouve généralement chez les personnes anxieuses de nature, des évènements négatifs continus que la personne n’arrive pas à surmonter…).

Le problème est que les personnes souffrant de stress chronique n’en sont pas toujours conscientes, ou pensent qu’il n’y a rien à faire.

Aujourd’hui, le « mauvais stress » est assez fréquent et peut très vite « empoisonner » l’existence. D’ailleurs, nombre de médecins estiment qu’environ 80 % des consultations médicales seraient liées au stress, d’une manière ou d’une autre, de même que 60 % à 80 % des accidents de travail…

Symptômes

Comme nous l’avons vu, le « mauvais » stress chronique peut entraîner nombre de symptômes aussi bien physiques que mentaux, comportementaux. Ceux-ci varient d’une personne à une autre. Une personne stressée ne se rend d`ailleurs souvent pas compte de l`origine de ses maux.

Symptômes physiques

  • troubles digestifs
  •  troubles du sommeil et de l’appétit
  •  fatigue permanente
  • tensions musculaires
  •  palpitations, difficultés à respirer
  •  maux de tête, vertiges
  •  baisse de la libido.

– Symptômes psychologiques et comportementaux

  •  irritabilité
  •  anxiété, inquiétude
  •  mélancolie, faible estime de soi
  •  vision négative des choses
  •  problème de sociabilité
  •  isolement
  •  consommation abusive de tabac, alcool, chocolat, café, nourriture en générale, drogues.

Mais ce n’est pas tout. Les symptômes du stress peuvent aller encore plus et affecter réellement la santé du stressé :

  •  Ulcères d’estomac : le stress est aussi reconnu pour jouer un rôle dans les brûlures d’estomac.
  • Déficit nutritionnel : le stress et les effets qu’il peut avoir sur notre organisme demande davantage d’énergie à notre corps. Ainsi, notre corps métabolise plus rapidement les éléments nutritifs, ce qui peut résulter en un manque d’acides aminés, de potassium, de phosphore, de magnésium, de calcium, d’électrolytes et de vitamines du complexe B, entre autres.
  •  Accélération du vieillissement : on parle généralement de stress oxydatif. Le stress accélère le vieillissement et donc la destruction des cellules causés par les radicaux libres.
  •  Déficit immunitaire : le corps devient plus susceptible aux agents infectieux, bénins ou graves.
  •  Problèmes gynécologiques : il peut arriver chez certaines femmes en période de stress que celle-ci voit leurs menstruations s’interrompre. Aussi, hommes et femmes stressés sont plus à même de vivre des périodes d’infertilité.
  •  Aggravation de maladies. Bien que le stress seul cause rarement une maladie grave, on sait qu’il peut en accélérer l’évolution.

Facteurs et personnes à risque

On ne peut véritablement déterminer les personnes plus susceptibles ou non de souffrir de stress chronique… En revanche, on connaît bien les facteurs sources ou aggravants du stress. Ceux-ci peuvent être d’origines très diverses car toute personne ne réagira pas de la même manière à telle ou telle évènement.

Voici une liste non exhaustive des facteurs de stress que l’on retrouve généralement chez les personnes stressées :

  •  excès de bruit et autres pollutions diverses,
  •  surmenage,
  •  maladies et interventions chirurgicales en général,
  •  carences ou excès alimentaires, malnutrition, abus de drogues, d’alcool,
  •  surcharge de travail ou de responsabilité au travail,
  •  changements importants dans la vie (divorce, naissance, changement d’emploi, de ville…)
  •  situations conflictuelles, disputes,
  •  insatisfactions, frustrations,
  •  échecs ou sentiment d’échec.

Préventions

Il n’y a bien sûr pas de remèdes miracles contre le stress… En fait, étant donné que chaque personne réagit différemment face au stress, ce sera à chacun de trouver et de comprendre les éléments stressants afin de mieux pouvoir les contrer.

Généralement, pour aider à mieux gérer son stress, on préconise d’agir sur 3 grands axes :

– Une alimentation adaptée

Tout d’abord, il faut bien savoir que lorsque notre organisme est victime de carences nutritionnelles, notre système nerveux s’en trouve plus fragilisé et vulnérable. Voilà pourquoi, chez certaines personnes, les symptômes du stress seraient plus importants.

De plus, certains aliments peuvent augmenter le stress négatif. C’est le cas par exemple de l’alcool, du café, du thé « fort », du cola, des aliments à teneur élevée en sucres raffinés…

Et d’un autre côté, il faut aussi savoir que certains aliments peuvent aider à réduire les symptômes du stress. C’est le cas par exemple des aliments riches en céréales complètes (pour l’énergie), en antioxydants (fruits, légumes, thé vert…), en protéines (production de dopamine), et en acides gras essentiels (bon fonctionnement du système nerveux).

Encore une fois, chaque personne étant différente, on ne peut vraiment définir quels seront les aliments qui augmenteront on non les symptômes du stress. Pour cela, je vous préconise de demander conseil à un spécialiste (nutritionniste, naturopathe…).

– Une activité physique régulière

On ne vous le dira jamais assez, mais la pratique régulière d’une activité physique est bénéfique en tout point.

Dans le cas du stress, sachez qu’une activité physique un minimum énergique « brûle » les hormones de stress en excédent et réduit la tension accumulée dans les muscles. Pour cela, une demi-heure de vélo, marche, jogging… suffisent.

– Apprendre à se détendre et à gérer son stress

Apprendre à se détendre et à gérer son stress n’est pas une tâche aisée, les personnes souffrant de stress pourront en témoigner. Pourtant quelques techniques simples et praticables par tous à tout moment peuvent s’avérer efficaces. Ces techniques de détente permettent d’atténuer, stopper et même empêcher les symptômes du stress. En voici quelques-unes.

Apprenez à respirer profondément. Lorsque vous êtes stressé, vous pouvez ressentir des palpitations, votre respiration se fait haletante… En essayant de ralentir consciemment votre respiration et de la rendre plus profonde (respiration abdominale), tout votre métabolisme est affecté positivement. Lorsque vous ressentez une tension, essayer de trouver un endroit tranquille, adoptez une position confortable, fermez les yeux, puis inspirer par le nez. Concentre-vous par exemple sur un lieu qui vous est particulièrement agréable et essayez de vous y représenter physiquement.

Essayez de prendre de la distance par rapport aux problèmes, et éliminez un maximum de facteurs favorisants votre stress.

Sachez trouver un moment dans votre emploi du temps journalier, hebdomadaire, mensuel et annuel, pour vous accordez du temps pour vous, vous permettant de vous laisser aller à ce que vous avez envie sans aucune contrainte et en toute tranquillité.

Plutôt que de rester abattu devant le problème et le stress, agissez. Etablissez un plan d’action afin de retrouver un peu de sérénité.

Cherchez à comprendre vos émotions pour mieux les gérer. Pourquoi êtes-vous si stressé. Quelle en est vraiment la cause ? Cherchez à les partager, à en parler. Exprimez toujours votre pensée ou votre ressenti, et ne soyez jamais en contradiction avec vous-même. Cela n’ôtera pas les soucis, mais votre tension baissera d’un cran, et celle de votre entourage aussi !

Enfin, sachez dire non à des propositions qui ne vous conviennent pas, et évitez, autant que possible, les situations que vous connaissez comme étant difficiles à supporter.

Solutions naturelles

Voici les plantes les plus couramment recommandées par les naturopathes pour les problèmes de stress. Pour savoir comment les utiliser, n’hésitez pas à demander les conseils d’un naturopathe.

Ginseng

Le ginseng est doté de propriétés immunostimulantes et équilibrantes.

Cette plante millénaire originaire de Chine était le remède des empereurs chinois. Le ginseng stimule le système immunitaire et les capacités de résistance de l’organisme.

La particularité du ginseng réside dans ses capacités adaptogènes : cela signifie qu’il régularise et harmonise en douceur les fonctions du corps humain. Ainsi, les forces augmentent, la concentration s’améliore, la vulnérabilité au stress diminue ; il en résulte un regain de vitalité physique et psychique et une meilleure défense contre les agressions extérieures.

Éleuthérocoque

L’éleutherocoque est appelé « plante secrète des Russes » car elle était très prisée en U.R.S.S. Sa racine renferme des éleutherosides, auxquels elle doit ses propriétés. Elle est « adaptogène », c’est-à-dire qu’elle va agir sur l’organisme en favorisant son adaptation harmonieuse à diverses situations. L’éleuthérocoque était, par exemple, utilisé par les cosmonautes russes auxquels il apporte une meilleure adaptation à l’espace.

La racine d’éleutherocoque facilite aussi l’effort physique, augmente la capacité de résistance et améliore la récupération après l’effort. Cette racine est vitalisante : c’est un bon tonique. L’éleuthérocoque facilite aussi la concentration intellectuelle. Le renforcement de la résistance de l’organisme va être constant et soutenu dans le temps, même après l’arrêt du traitement.

Magnésium

Le magnésium est le minéral anti-stress par excellence. Or, on a pu constater chez de nombreuse personnes que des carences en magnésium se traduisaient souvent par de la fatigue, de l’irritabilité, des palpitations, voire des insomnies. Le surmenage et le stress sont en général également de grands consommateurs de magnésium.

Il devient donc important de renouveler notre stock en magnésium car une carence en magnésium nous rend encore plus susceptible au stress. Pour mettre un terme à ce cercle vicieux, il faut donc consommer des aliments contenant ce minéral – principalement des céréales complètes, des fruits oléagineux, des légumineuses, du soja ou du chocolat (de préférence noir) – ou avoir recours à des compléments.

Rhodiole

Le rhodiole doit son nom à l’odeur de rose que dégage sa racine. C’est une plante adaptogène car elle accroît, de manière générale, la résistance de l’organisme aux divers stress qui l’affectent. Il agit comme un stimulant général. L’utilisation à court terme de rhodiole permettrait donc de lutter contre le stress et la fatigue et de fournir des performances cognitives supérieures dans ces conditions.

Passiflore, houblon

La passiflore, tout comme le houblon sont tous deux reconnus pour leurs propriétés sédatives et calmantes. Utile contre l’insomnie, les états nerveux (angoisse, hystérie, palpitations), la neurasthénie, l’excitation cérébrale, voire l’épilepsie, elle a également servi à soigner les troubles de la ménopause.

Shisandra

La shisandra est utilisée en Chine depuis des millénaires pour retrouver l’équilibre énergétique et stimuler le cerveau. Il contribuerait à améliorer la tolérance au stress et aux maladies.

Massothérapie

La plupart des massages ont un effet à la fois apaisant et énergisant, diminuent l’excitabilité nerveuse et soulagent les affections causées par le stress (les maux de dos, la migraine, l’épuisement, l’insomnie, etc.).

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