Rester ensemble

Il n’y a pas si longtemps, on ne reconnaissait au futur père aucune place dans la grossesse de sa femme. Ressenti comme un gêneur par la majeure partie du corps médical, interdit de séjour aux cours de préparation à l’accouchement comme dans les salles de naissance, il peinait à se sentir devenir père, et chaque membre du futur couple parental vivait cette période d’attente dans une relative solitude.

Mai 1968 et les féministes sont passés par là, et l’émergence des nouveaux pères a modifié aussi, au fil du temps, le rapport des hommes à la grossesse de leur femme. Le sentiment d’exclusion masculin tend à diminuer : la présence des pères en salle de naissance est devenue la norme. Certaines maternités font tout pour aider ces futurs pères à investir leur sentiment paternel, allant même jusqu’à leur consacrer des séances de préparation ou des lieux de parole spécifiques.

D’une histoire de femmes dans laquelle l’homme n’apparaissait que dans le rôle du géniteur, la grossesse et l’accouchement sont devenus une histoire de couple. Chaque couple se sent libre aujourd’hui de vivre cette attente de la façon la plus agréable pour lui, sans être en butte aux réflexions ou aux commentaires désagréables. De la conception à l’accouchement, la grossesse est un long chemin qui peut être désormais parcouru à deux.

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