Les complications possibles

Au cours de l’accouchement, l’équipe médicale met en oeuvre tous les moyens dont elle dispose pour que la naissance se passe bien. Il se peut toutefois qu’une complication prévue ou imprévue nécessite une intervention technique ou chirurgicale particulière.

L’épisiotomie:

Au moment de l’ultime poussée qui engendre l’expulsion de bébé, il arrive que l’accoucheur anticipe le risque de déchirure des tissus en pratiquant une incision médiolatérale entre le vagin et l’anus. C’est l’épisiotomie. Elle est souvent préférable à une déchirure spontanée et irrégulière, car c’est une plaie droite et facile à recoudre qui cicatrise rapidement. L’épisiotomie est recousue sous anesthésie locale, après la phase de délivrance. Les fils sont retirés quelques jours plus tard.
La cicatrisation de l’épisiotomie requiert des soins rigoureux : toilette intime plusieurs fois par jour, séchage de la cicatrice badigeonnée d’éosine (prévoyez d’emporter un séchoir à cheveux dans votre valise Vous l’utiliserez sur la positio air frais et jamais avec de l’air chaud). Au bout de cinq à six jours, l’infirmière enlève les fils ; la cicatrisation est achevée. Une légère gêne peut persister quelque temps, notamment en position assise. Parlez-en à votre médecin qui vous indiquera un traitement à base de pommade cicatrisante.

Les forceps:

Appelés barbarement  » les fers  » du temps de nos grands-mères, les forceps sont de fines spatules ou ventouses que le médecin applique autour de la tête de bébé pour le guider lors de son passage. On les utilise si la maman n’arrive plus à pousser ou si l’état du bébé nécessite une extraction rapide.
L’utilisation de forceps est pratiquée sous anesthésie locale et généralement couplée à une épisiotomie. Si vous êtes sous péridurale, vous ne vous apercevrez de rien.
Les forceps peuvent laisser quelques traces superficielles sur le crâne du nouveau-né. Au bout de quelques jours elles seront parfaitement invisibles.

La césarienne:

La légende veut que Jules César soit venu au monde non par les voies naturelles, mais grâce à une ouverture chirurgicale pratiquée dans l’abdomen de sa mère. La réalité est sans doute moins poétique : le nom de cette intervention localisée au ras du pubis tire son origine du verbe latin cesare, qui signifie couper. La césarienne, pratiquée sous anesthésie locale (péridurale) ou générale, concerne 16 % des naissances (statistiques 1995). Elle est programmée par le médecin au cours de la grossesse ou intervient en cas de complication lors de l’accouchement.
– Césarienne programmée
En général, l’accouchement par césarienne est programmé à l’avance si le bassin de la mère est trop étroit pour le diamètre de la tête de bébé, si le bébé se présente inéluctablement par le siège, si la mère a un diabète grave ou si la vulve présente un herpès génital qui risque de contaminer bébé lors de son passage par les voies naturelles. L’accouchement en salle d’opération dure alors une heure au maximum. Le bébé naît sans aucune souffrance ni effort physique.
– Césarienne imprévue
Elle est décidée in extremis par l’équipe médicale au cas où une complication interviendrait au cours de l’accouchement (souffrance du bébé, non-dilatation du col de l’utérus, position transversale du bébé, etc). L’accoucheur vous avertit qu’il va pratiquer une césarienne. Vous êtes conduite au bloc opératoire. Si vous êtes sous péridurale, l’anesthésiste réinjecte une dose plus forte. Parfaitement consciente, le champ opératoire masqué par un voile opaque, vous vivrez en direct la naissance de bébé. Si l’urgence et avérée et que vous n’êtes pas sous péridurale, il pratiquera une anesthésie générale au dernier moment, juste avant l’incision, de manière à ne pas endormir bébé.
L’intervention chirurgicale nécessite la pose d’une perfusion de sérum glucosé et d’une sonde urinaire qui seront maintenues en place les premières vingt-quatre heures.
L’incision abdominale est généralement pratiquée dans le sens horizontal en haut du pubis et sera masquée ultérieurement par la repousse des poils.
La cicatrisation est totale au bout d’une semaine. Dès le lendemain, vous pourrez vous lever, un peu pliée en deux, et allaiter bébé. Il se peut que l’hospitalisation soit plus longue (une bonne semaine en moyenne).
Enfin, il faut savoir que 50 % des femmes qui ont eu une césarienne accouchent de leur enfant suivant par les voies naturelles.

La délivrance artificielle:

Il arrive que le placenta ne se décolle pas naturellement à l’issue de l’accouchement par les contractions qui doivent l’expulser. Ceci risque de provoquer une hémorragie dangereuse pour la mère. L’équipe médicale procède alors à une anesthésie locale ou générale, juste le temps d’introduire la main dans le vagin puis dans l’utérus de la mère pour en extraire le placenta.

Cette rubrique a été préparée avec la collaboration du site : accouchement.

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