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Les dents sont vivantes, fragiles. Elles méritent tous vos soins. Savez-vous que les dents de lait doivent aussi être examinées régulièrement et soignées comme les dents définitives, qu’il faut se brosser les dents tous les jours pour les maintenir en bonne santé ? Petits rappels des pratiques en matière d’hygiène, conseils pour savoir comment réagir en cas de rage de dents, d’abcès…à consulter.

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Un Français sur cinq souffre de bruxisme : des serrements (plutôt de jour) ou des grincements (plutôt de nuit) de dents intempestifs et involontaires. Une vilaine habitude qui use les dents.

Du grec « brukheim » : grincer

Le bruxisme correspond aux serrements ou aux grincements de dents en dehors des périodes de mastication durant lesquelles les dents se touchent naturellement. Cette habitude doit être corrigée car elle peut avoir des conséquences douloureuses et irréversibles. Serrer ses dents de manière compulsive crispe les muscles masticateurs et provoque à la longue des tensions associées parfois à des migraines. Frotter ses dents les unes contre les autres est une manie encore plus fréquente et spectaculaire. Outre le désagrément dû au bruit – en général, c’est le conjoint qui donne l’alerte ! – ces tensions exercées pendant la nuit sont d’autant plus intenses qu’elles échappent à la volonté de la personne.

Un mouvement non coordonné

On a longtemps cru, à tort, que le bruxisme était dû à une fermeture de dents anormale. En réalité, les grincements sont liés au stress, à l’anxiété ou à des troubles du sommeil. « Le bruxisme est un mouvement non coordonné des mâchoires. Il a pour conséquence une usure des dents. Mais l’origine n’est absolument pas dentaire. Elle se situe au niveau du système nerveux central. La partie du cerveau qui synchronise les mouvements rythmiques du corps envoie des informations anarchiques qui déclenchent des frottements », explique le Dr Jean-François Laluque, chirurgien-dentiste à Bordeaux.

Limitez les dégâts !

Abrasées, les dents finissent par perdre de leur efficacité et s’abîment : sensibilité accrue (au chaud, au froid et aux aliments acides), atteinte de l’émail, de la dentine ou du nerf, fractures, etc. En cas de destructions dentaires, il faut restaurer avec des prothèses si la personne le désire. Pour limiter les répercussions sur la denture, des gouttières de protection, confectionnées sur mesure et en résine, peuvent être portées la nuit. Elles limitent les tensions et protège les dents. Mais elle n’empêche en rien les mauvais réflexes. « Nous devons également faire tout un travail d’explication pour essayer d’induire des modifications de comportement, allant de la relaxation à la prise en charge psychothérapeutique », commente le Dr Laluque. Un passage obligé pour limiter les effets délétères de ce tic.

3 raisons pour utiliser un protège-dents contre le grincement des dents

1. Un protège-dents évitera que vos dents se fissurent

C’est l’un des effets secondaires le plus grave des grincements de dents. En raison de la pression continue de la mâchoire, les dents peuvent souvent devenir cassantes et se fissurer sous la pression. Ces fissures ne sont pas toujours très visibles au début. Souvent, les personnes ont des douleurs lancinantes en buvant un liquide chaud ou froid. Cette douleur est due aux fissures minuscules qui se sont créés dans les dents. Les fissures exposent les nerfs à aux températures des liquides provoquant une forte douleur. Un protège-dents peut protéger vos dents et diminuer la pression pendant le grincement des dents. Pour cette raison, un simple protège-dents peut vous éviter de dépenser des milliers d’euros en soins dentaire, de la douleur et des complications.

2. Un protège-dents évitera vos dents de s’user.

Un des autres effets secondaires du bruxisme est une usure de vos dents. Lentement, l’émail s’en va et la masse osseuse commence à s’éroder. C’est le cas avec les personnes qui souffrent de grincement des dents chroniques. Même si un protège-dents n’est pas fait sur mesure, il aidera à éviter l’usure des dents et un besoin de couronnes.

3. Un protège-dents permettra de mieux dormir la nuit.

Les maux de tête ne sont pas rares pour les personnes qui souffrent de bruxisme et c’est principalement à cause de la pression constante. Mais avec un protège-dents cette pression se répartit sur lui et permet que la mâchoire se détende un peu. Souvent, les personnes qui souffrent se réveillent très fatiguées parce qu’elles n’ont pas eu un sommeil de bonne qualité. Un protège-dents personnalisé peut offrir un meilleur repos et c’est une raison suffisante pour faire quelque chose avant que le problème n'empire. Le stress peut être un facteur important et mal dormir peut augmenter le stress, ce qui augmente le grincement de dents. Utilisez un protège-dents contre le grincement des dents évitera de rentrer dans un cercle vicieux.

Quoi de neuf ?

Depuis quelques années, un traitement est expérimenté pour les cas les plus sévères de bruxisme. L’injection de Botox (ou de toxine botulique) permet de créer une paralysie transitoire et de diminuer la force musculaire : une piste intéressante pour limiter les contractions de la mâchoire. Mais cet acte ne peut pas être effectué par un chirurgien-dentiste. Il est strictement réglementé et réservé à des médecins spécialisés (ORL et neurologues le plus souvent). Une pratique encore confidentielle.

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En matière de santé dentaire comme dans les autres domaines de la santé, mieux vaut prévenir que guérir. C’est la prévention qui a d’ailleurs permis de faire reculer la carie dans les jeunes générations. Elle doit commencer dès le plus jeune âge car les bonnes habitudes se prennent tôt. Ceci afin de permettre à l’enfant de garder des "quenottes" intactes toute sa vie.

Même si les dents de lait seront un jour remplacées, ce n’est pas une raison pour les négliger. En effet, elles préparent la place pour les dents définitives et leur perte avant l’heure compromet le bon développement de toute la bouche. C’est pourquoi des mesures d’hygiène et de prévention doivent être prises dès le plus jeune âge.

Par exemple, il ne faut pas laisser le bébé dans son lit avec un biberon d’eau sucrée, de jus de fruit (ou même de lait) à disposition mais lui donner uniquement de l’eau pure. En effet, un temps de contact prolongé entre un sucre (tel que le lactose du lait) et les dents de l’enfant l’expose au risque de caries. Dans les cas les plus graves, c’est le « syndrome du biberon », avec de multiples caries sur les dents de devant.

Dès 1 an, la tasse doit être préférée au biberon et avec l’arrivée des dents, on va passer progressivement à une alimentation variée et consistante.

Quand l’enfant va à l’école, gare au grignotage ! Les horaires de repas doivent être les plus réguliers possible, sans dépasser quatre prises alimentaires par jour (trois repas et une collation). Car non seulement les enfants qui mangent sans arrêt sont guettés par le surpoids, mais leurs dents aussi risquent d’en pâtir. Chaque fois, les bactéries de la plaque dentaire, qui se nourrissent des sucres et excrètent des acides, attaquent l’émail, avec à la clé un risque de caries.

Faire la chasse aux bactéries

Par ailleurs, des comportements maternels a priori innocents peuvent se révéler néfastes. Certaines des bactéries responsables des caries, les streptocoques mutans, sont en effet transmises de la mère à l’enfant via la salive. Le risque de contamination est maximal entre le 19e et le 33e mois de l’enfant. Pour éviter la transmission de ces bactéries, il est conseillé de s’abstenir de porter à la bouche tout objet qui va ensuite aller dans celle de bébé (la tétine, la cuillerée de bouillie…).
Le brossage est recommandé avec l’arrivée des premières molaires de lait (entre 12 et 18 mois).
Dès 3 ans, il se fait deux fois par jour. Placés derrière lui, les parents aident l’enfant à acquérir les bons gestes, en lui apprenant à brosser toutes les dents verticalement en partant de la gencive avec un dentifrice au dosage en fluor adapté à son âge, sans en mettre plus que la valeur d’un petit pois et en recrachant.
La prescription de fluor en comprimés ou en gouttes n’est plus systématique. Les dentistes privilégient aujourd’hui la voie topique, plus efficace, c’est-à-dire l’apport de fluor au contact de l’émail des dents, par un dentifrice fluoré le plus souvent. Le fluor ralentit en effet la déminéralisation de l’émail et favorise sa reminéralisation. Pour les enfants sans risque particulier de caries, c’est suffisant. Pour les enfants plus vulnérables (30 % des enfants sont porteurs de 70 % des caries), la prescription se fait après un bilan de tous les apports d’autres sources de fluor (sel fluoré, eau du robinet ou en bouteilles…)

Le suivi âge par âge

Dès le plus jeune âge, une visite chez le chirurgien-dentiste au moins une fois par an est conseillée. À défaut, certaines périodes charnières sont particulièrement importantes. Le point sur ce suivi indispensable.

1 an : Première visite souhaitable, de son propre chef ou sur les conseils du pédiatre, pour une familiarisation du tout-petit avec le cabinet dentaire et un examen des premières quenottes (incisives), notamment en vue du dépistage du redoutable syndrome du biberon (cf. plus haut).

3 ans : Les vingt dents de lait sont en principe en place. Le praticien les examine, prescrit éventuellement du fluor, donne des conseils en matière d’alimentation et d’habitudes néfastes comme la succion de la tétine ou du pouce.
6 ans : Les premières molaires définitives apparaissent. Ces « dents de 6 ans » passent souvent inaperçues car elles poussent en arrière des dents de lait. Elles sont capitales pour la stabilité des autres dents qui s’organisent autour d’elles. Or, ce sont les plus atteintes par les caries du fait de leur situation, d’une minéralisation non terminée et d’un relief prononcé. Il est possible de les protéger par l’application indolore d’une résine dans le creux de la dent : le « scellement des sillons ».

9 ans : L’enfant est en « denture mixte », avec coexistence de dents temporaires et de dents définitives. Les gencives peuvent être douloureuses lors de la poussée, les dents sont mal alignées, certaines bougent : tout cela ne facilite pas une bonne hygiène et favorise une recrudescence des caries.

12 ans : Les dents permanentes finissent de se mettre en place, avec notamment les deuxièmes molaires définitives ou « dents de 12 ans ». Comme les premières molaires, elles peuvent être protégées par un scellement des sillons. La préadolescence marque souvent des changements de comportement alimentaire (grignotage et boissons sucrées), accompagnés parfois d’un relâchement en matière d’hygiène. Or, les appareils multibagues, fréquents à cet âge, sont de vrais pièges à plaque dentaire. Le brossage est donc particulièrement important.

15 ans : Toutes les dents permanentes sont maintenant là. Pour qu’elles restent intactes, il est indispensable de repérer les caries le plus tôt possible, avant qu’elles soient douloureuses. Le dentiste peut être amené à repérer des troubles du comportement alimentaire : érosion importante de la face interne des dents par des vomissements répétés en cas de boulimie par exemple. Le praticien peut aussi mettre en garde l’adolescent fumeur sur les effets néfastes du tabac sur les gencives (50 % des adolescents ont une gingivite).

18 ans : C’est l’âge où les troisièmes molaires – s’il y en a et si elles ont la place – font leur apparition sur l’arcade dentaire. Le praticien peut être amené à surveiller leur évolution, voire à procéder à leur extraction. L’enfant est maintenant devenu adulte et ce sera à lui de prendre en charge son hygiène bucco-dentaire. Une occasion de rappeler encore une fois l’importance du brossage et d’une alimentation équilibrée.

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Les dents sont vivantes, fragiles. Elles méritent tous vos soins. Il faut consulter son dentiste au moins une ou deux fois par an. Une carie peut être dépourvue de symptômes douloureux : seuls des examens cliniques et radiographiques réguliers permettent de dépister des pathologies non visibles à l'œil nu.

Un détartrage annuel est aussi conseillé. Même si apparemment le pourtour gingival est propre, s’installent malgré tout au fil des mois des déchets microscopiques qui servent de support aux germes et peuvent provoquer une maladie des gencives. Ce nettoyage en profondeur élimine le tartre qui s'accumule. Il est important de savoir que l'absence de soins dentaires peut entraîner des complications à distance parfois très graves (infections cardiaques, rénales…).

Les enfants aussi

Les dents de lait doivent aussi être examinées régulièrement et soignées comme les dents définitives. Une visite de contrôle tous les six mois permet à l'enfant de se familiariser avec l'environnement dentaire, permettant ainsi d'éviter un premier contact dans un contexte de douleur et d'urgence. De même, les malpositions dentaires et les déformations du maxillaire doivent être traitées pendant la période de croissance de l'enfant. Tout le monde a droit à un joli sourire et surtout à une fonction masticatoire correcte. En effet, l'orthodontie n'a pas qu'un intérêt esthétique, elle prévient aussi les maladies ultérieures de la denture. Une articulation défectueuse peut entraîner à long terme des traumatismes à l'origine de gênes et de douleurs. Les dents mal alignées sont plus difficiles à nettoyer, et donc plus exposées aux caries. De plus, elles favorisent l'apparition de maladies des gencives et de l'os sous-jacent (maladies parodontales). À noter que les traitements orthodontiques doivent être commencés désormais avant le seizième anniversaire de l'enfant pour être pris en charge par l'Assurance Maladie.
Enfin, sachez que les jeunes de 13 à 18 ans peuvent bénéficier d'un examen de prévention bucco-dentaire (BBD) chez le dentiste de leur choix, et ce dans les trois mois qui suivent leurs dates anniversaires. Dans les six mois suivant le bilan bucco-dentaire, les soins autres que les prothèses et l'orthodontie sont pris en charge à 100 % par le régime obligatoire, dans la limite des actes inscrits à la nomenclature.

Le fluor à l'attaque des caries

Le fluor est un oligo-élément qui renforce l'émail des dents, tout en combattant la plaque dentaire. Son efficacité n'est plus à démontrer. Mais attention, à forte dose, il peut provoquer l'effet inverse, notamment chez les enfants en cours de formation dentaire et les personnes souffrant d'insuffisance rénale.

Classée troisième fléau mondial par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la carie dentaire touche essentiellement les enfants. En France, à l'âge de neuf ans, trois enfants sur quatre ont au moins une dent cariée. Pourtant, la tendance s'améliore au fil des ans…
C'est la consommation abusive de sucres qui favorise les caries. Pour les prévenir, outre une bonne hygiène bucco-dentaire, il convient de fortifier l'émail dentaire et de rendre les dents moins sensibles aux attaques acides. Pour cela, certaines substances contenues dans les aliments jouent un rôle protecteur : calcium, phosphore, vitamine D et fluor. Ce dernier est un oligo-élément qui renforce l'émail des dents. Il agit très tôt lors de la constitution de la structure dentaire en se combinant avec le calcium pour consolider l'émail et le rendre plus résistant.

Éviter les excès

Les dérivés du fluor protègent aussi les dents déjà formées. Le premier effet de la plaque dentaire (qui, en durcissant, provoque le tartre) est d'affaiblir l'émail en lui faisant perdre du calcium et des phosphates. Les dérivés fluorés augmentent le pourcentage de ces minéraux dans les dents et, de ce fait, diminuent la capacité des bactéries à produire de l'acide. Le fluor peut être administré en comprimés, en gouttes, en gels appliqués par le chirurgien-dentiste, le pédiatre ou le médecin chez les jeunes enfants, par bains de bouche, ou encore en dentifrice à raison d'un brossage régulier trois fois par jour, après les repas. Mais s'il faut enrichir ces pâtes dentifrices, les excès sont à éviter. Un abus de fluor chez un enfant en cours de formation dentaire peut tâcher l'émail et provoquer des douleurs osseuses. De même, les personnes souffrant d'insuffisance rénale risquent d'emmagasiner 50 à 100 fois plus de fluor que les autres.

Le fluor dans l'eau

À faible dose, le fluor est un élément indispensable à la santé. On le trouve dans l'eau du robinet, l'eau en bouteille, le sel de table fluoré. Certains pays vont jusqu'à fluorer légèrement l'eau distribuée. Ce n'est pas autorisé en France. La norme fixe à 1,5 mg par litre la teneur maximum en fluor de l'eau potable. À trop forte dose, le fluor provoque des lésions dentaires (tâches colorées, dents cassantes). Ce risque est totalement exclu en France, compte tenu des doses admises pour l'eau potable, les eaux minérales et les aliments.

Recommandations

Avant 6 ans, les enfants se brossent les dents 3 fois par jour après les repas. Ils utilisent des dentifrices faiblement dosés en fluor et sous la surveillance des parents.
Après 6 ans, l’utilisation de dentifrice plus dosé en fluor est possible pour toute la famille.
Pour les enfants à risque carieux élevé et/ou avec des dents faiblement minéralisées, les prescriptions et les traitements sont effectués sous le contrôle régulier des chirurgiens-dentistes et médecins.
Privilégiez une alimentation équilibrée. Le grignotage entre les repas favorise les caries. Attention également aux bonbons, au chocolat, aux boissons sucrées.

Pour un brossage efficace

L’affirmation ressemble à une lapalissade : il faut se brosser les dents tous les jours pour prétendre les maintenir en bonne santé. Petit rappel des pratiques préconisées par les spécialistes en matière d’hygiène bucco-dentaire. Elles sont toutes à mettre en œuvre au quotidien...
Il y a des vérités qui ne sont pas bonnes à dire : les Français ont une mauvaise hygiène bucco-dentaire. Pour preuve, alors que nous devrions changer notre brosse à dents tous les trois mois, nous l’utilisons durant plus d’un an en moyenne. De plus, tous les sondages le montrent : un Français sur cinq ne se laverait jamais les dents, la consommation de dentifrice dans l'Hexagone étant la plus faible d'Europe. Un constat peu flatteur, dénoncé par le docteur Magali Luthun, chirurgien-dentiste : “Il faut se brosser les dents trois fois par jour, au terme de chaque repas et pendant au moins trois minutes. Les brosses à dents à poils souples (et en Nylon) sont conseillées car elles n'agressent ni la gencive ni l'émail. Elles pénètrent plus facilement dans les espaces inter dentaires”. Et pourtant, tout en respectant toutes ces consignes, vous n'êtes pas à l'abri de caries, car chez certains sujets, la consistance de l'émail dentaire favorise leur apparition.

Règles de base

Pour un brossage efficace, il est nécessaire de ne pas mouiller la brosse et de toujours opérer un mouvement vertical ou circulaire prolongé, des gencives vers les dents. Un brossage horizontal pour le dessus des molaires est cependant obligatoire.
Il convient de privilégier les dentifrices au fluor. La plupart se valent. Ensuite, c'est une question de goût ! Enfin, les brosses à dents électriques et les hydropropulseurs peuvent s’avérer des compléments efficaces chez les personnes qui portent des appareils orthodontiques.
Dans tous les cas sachez qu’ « une brosse à dents de bonne qualité vous coûtera au moins 4 euros » et qu’une règle demeure : « Même si vos dents ne vous font pas souffrir, il ne faut pas hésiter à consulter un dentiste deux fois par an pour une visite ou un détartrage. Cela facilitera la conservation d'une denture saine » conclut le docteur Lutin.

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Plus de soixante espèces de bactéries cohabitent dans notre bouche ! Elles constituent la plaque dentaire. Certains de ces germes favorisent le développement de caries, d’autres des pathologies gingivales ou parodontales. Quelles sont les principales atteintes dentaires, les signes d’alerte et les mesures de prophylaxie incontournables pour garder des dents saines ?

Une pellicule blanche, composée de bactéries et de débris alimentaires, se forme à la surface des dents après chaque repas. Si cette plaque dentaire n’est pas régulièrement éliminée par brossage, des acides – certaines bactéries deviennent acides au contact du sucre et de certains aliments (jus de fruits, sodas…) ou le sont naturellement – fragilisent les dents : la carie apparaît. Cette destruction de la dent par déminéralisation de ses tissus durs progresse toujours de l’extérieur vers l’intérieur. Autre conséquence, la plaque dentaire bactérienne se transforme en tartre au contact des minéraux de la salive. Ce dépôt rugueux, riche en germes, adhère fortement aux dents et favorise le développement de maladies gingivales ou parodontales (des gencives, des ligaments ou de l’os).

Gingivite et parodontite

Une gingivite est une inflammation des gencives. Gonflées et rouges, elles saignent facilement au brossage. Un détartrage suffit à éliminer les dépôts et à recréer un environnement sain. Lorsque les bactéries s’infiltrent davantage et atteignent les tissus de soutien des dents, les parodontites apparaissent. « La maladie parodontale est liée à une accumulation de plaque dentaire, de bactéries et de tartre qui, avec le temps, apparaît au-dessus puis en dessous de la gencive. Peu à peu, les dents se déchaussent », explique Bernard Schweitz, chirurgien-dentiste à Paris. Dès lors, une décontamination des tissus infectés s’impose. « Nous nettoyons racine par racine avec des instruments spécifiques pour retrouver une santé gingivale. Si chaque année, pour compenser les défaillance du brossage, on cassait la reconstitution de la plaque et du tartre par un détartrage, ce problème n’apparaîtrait quasiment pas », complète le docteur.

Signaux d’alerte

Gingivite, sensibilité accrue, mobilité d’une dent, douleur au froid, gencive se rétractant (la partie visible de la dent s’allonge) doivent mener à une consultation. Attention, le tabac masque souvent les inflammations gingivales et les maladies parodontales touchent particulièrement les fumeurs. Enfin, une mauvaise haleine persistante doit également alerter. Souvent d’origine buccale, l’halitose provient alors d’une infection dentaire ou d’une restauration défectueuse, véritables nids à bactéries produisant des composés soufrés. Après examen, le chirurgien-dentiste traitera la cause dentaire, gingivale ou prothétique. L’occasion de rappeler quelques bons réflexes d’hygiène bucco-dentaire…

Les bons réflexes

  • Brossez vos dents avec un dentifrice fluoré, après chaque repas, sur les faces visibles, intérieures et surtout entre les dents avec un fil dentaire ou une brossette.
  • Rendez-vous régulièrement chez le dentiste pour un détartrage par grattage ou ultrason.
  • En cas de mauvaise haleine, limitez votre consommation d’ail, d’oignon, d’épices, d’alcool et de tabac et brossez doucement la langue.
  • En cas de perte ou de fracture de la dent, conservez le morceau dans de la salive, du sérum ou de l’eau et consultez en urgence.

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La mauvaise haleine est un phénomène très répandu. Occasionnelle ou permanente, elle a de nombreuses causes (alimentation, stress, tabac...), mais l’origine bucco-dentaire est de loin la plus fréquente. Une consultation chez le dentiste est souvent nécessaire.

Au moins une fois par an, deux adultes sur trois souffriraient d’halitose ou mauvaise haleine. Ce désagrément est souvent vécu comme un handicap limitant la vie personnelle et professionnelle.

Le stress, l’alcool, le tabac…

Elle est favorisée par des facteurs provoquant une sécheresse buccale importante comme le stress, le tabac, l’alcool, ainsi que la prise de certains médicaments (antidépresseurs, hypnotiques, antihistaminiques...). Certains aliments comme l’ail, l’oignon, certaines épices, le café, le chou-fleur, sont également réputés pour provoquer une odeur fétide du souffle. Toute infection de la sphère ORL (angine, sinusite, rhume....) agit aussi sur l’haleine. Dans ces cas là, l’halitose n’est alors que temporaire et partira d’elle-même à l’arrêt de la prise du produit incriminé, après la digestion ou en même temps que la maladie.

Les 7 causes les plus courantes de la mauvaise haleine sont :

1. Une accumulation de débris alimentaires :

C’est la cause la plus fréquente de la mauvaise haleine qui est principalement due à l’accumulation des particules et de débris de nourriture sur ou entre les dents ou même à la surface de la langue. Cela se produit surtout chez les personnes qui n’ont pas une bonne hygiène buccale. Les particules de nourriture accumulées servent de nourriture aux bactéries qui sont responsables de l’odeur de mauvaise haleine

2. Les caries dentaires :

Les caries dentaires peuvent être responsables de la mauvaise haleine. Les caries dentaires qui sont une prolifération des bactéries sur et à l’intérieur des dents conduisent à la déminéralisation de la dent et à la mauvaise haleine.

3. Sécheresse de la bouche (xérostomie) :

La sécheresse de la bouche peut sembler sans conséquence, mais elle est une des causes les plus courantes de la prolifération des bactéries. La salive empêche le développement des bactéries dans la bouche. La réduction de la sécrétion salivaire favorise l’accumulation et le développement des bactéries conduisant à la mauvaise haleine.

4. Les maladies des gencives :

Les maladies parodontales sont souvent couplées avec une mauvaise haleine.

5. La cigarette :

En plus de ses innombrables effets nocifs, la cigarette est une cause de la mauvaise haleine. Elle est due à l’accumulation de la nicotine et de goudron dans la bouche.

6. Les régimes amaigrissants draconiens :

La faim résultant de régimes excessifs peut provoquer une maladie appelée acidocétose, qui peut causer la mauvaise haleine.

7. Les causes extra-orale :

Dans de très rares cas, les causes de la mauvaise haleine ne résident pas dans la bouche. Quelques exemples sont des infections des voies respiratoires, le diabète, les insuffisances rénales et les reflux gastriques.

Un autre aspect important de la mauvaise haleine est l’halitose délirante. L’halitose délirante est un trouble psychologique : les personnes n’ont pas vraiment une mauvaise haleine, mais ils sont persuadés d’être touchés par ce fléau. Cela affecte environ 25 % des personnes qui cherchent un traitement contre la mauvaise haleine.

Attention à l’hygiène buccale

En revanche, une mauvaise haleine persistante est, dans près de 85 % des cas, d’origine buccale. Les caries, les problèmes de gencives, le tartre, les aliments coincés entre les dents, sont des nids à bactéries, qui s’accumulant, produisent des composés soufrés, responsables de la mauvaise odeur.

Ne pas oublier la langue !

Chewing-gum, rafraîchisseurs d’haleine, pastilles, sprays peuvent la masquer. Mais pour y remédier, définitivement, des visites régulières chez son dentiste et une hygiène dentaire rigoureuse sont essentielles. Il faut bien sûr se brosser les dents au minimum deux fois par jour, et utiliser du fil dentaire pour bien éliminer les débris alimentaires entre les dents, mais aussi, ce que l’on sait moins, se brosser doucement la langue, l’intérieur des joues et le palais ! Oui, là aussi les bactéries s’accumulent. Il existe même des « gratte-langues » vendus en pharmacie.

Un test d’haleine fraîche

Reste à s’assurer que son haleine est fraîche. Pas facile ! Aux Etats-Unis, il existe désormais un test : une sorte de bonbon à sucer, surtout à ne pas avaler, qui, selon la couleur prise au contact de la salive, donne une indication sur l’odeur de l’haleine.